Par argali
France, printemps 1943. Jeannot s’engage dans la clandestinité. Il a dix huit ans à peine. Avant de partir rejoindre la Résistance, il propose à son petit frère, Claude dix sept ans, de l’accompagner. Celui-ci accepte sans hésiter. Ayant intégré la 35e brigade FTP-MOI, sous le commandement de Marcel Langer, ils rejoignent d’autres jeunes résistants, immigrés pour la plupart, qui participeront à la libération de Toulouse, Mautauban et Agen. Commence alors une aventure douloureuse où peur, faim, solidarité, fierté, vengeance et honneur se mêlent pour gagner la liberté.
Mon avis :
J’ai reçu ce livre d’Anne-Sophie dans le cadre de l’opération « Été des Readers ». Le but ? Echanger un livre mystère correspondant au goût de son binôme. J’ai donc entamé ma lecture sans rien savoir de ce roman, le livre ayant été soigneusement emballé et les indices pouvant me mettre sur la voie, dissimulés.
Au moment où je rédige cet avis, j’ignore toujours de quel roman il s’agit, bien que je pense avoir découvert son titre, grâce aux indications de l’auteur. Mais ce titre ne me dit rien.
Tout d’abord, Anne-Sophie a parfaitement ciblé mes goûts, m’offrant un récit sur la Seconde Guerre mondiale. J’étais déjà en partie conquise. Restait à découvrir l’histoire.
Le roman se découpe en trois parties durant lesquelles le narrateur se raconte. La première relate les faits de résistance posés par les jeunes, les filatures, les planques... La deuxième nous plonge dans l’horreur de la prison Saint Michel où la Milice française a enfermé ces jeunes. Les conditions de détention sont exécrables, les exécutions quotidiennes et nous sommes en France, les geôliers sont Français ! C’est la partie que j’ai préférée, la plus intense. Enfin, la troisième raconte l’évacuation de la prison et l’acheminement des prisonniers vers Dachau.
A la manière dont le récit s’organise (anticipations, retour en arrière, parallèles entre les faits ou les personnages) on comprend que le temps a passé depuis les événements contés et que le narrateur, Jeannot, fouille sa mémoire pour construire un récit le plus chronologique possible.
Visiblement bien documenté, ce roman se base sur des faits réels. -Par curiosité, j’ai tapé le nom de Marcel Langer sur Google et ai trouvé sa biographie, correspondant à ce que le roman raconte. – J’ai été touchée par l’histoire de ces jeunes gens, la plupart n’ayant pas vingt ans, qui se sont dévoués, voire sacrifiés, pour la liberté de leur pays d’adoption. Ces héros qui ont lutté dans des conditions difficiles, précaires et combien dangereuses pour déjouer les plans de l’Occupant, l’empêcher de nuire. Une fois de plus, j’ai été troublée par la collaboration aveugle et totale de citoyens français avec les Nazis. J’ai été touchée par ce témoignage, l’innocence volée à ces jeunes gens, leur abnégation, leur détermination, leur combat pour notre liberté.
Petit bémol, par moment le récit s’emballe, les détails s’accumulent à d’autres, il se traine un peu. Ce style haché m’a un peu gênée dans ma progression. Mais dans l’ensemble, j’ai été séduite par ce roman et cette histoire. Merci Anne-Sophie !
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