Par argali
Venise, 1740. À peine remis de l'échec de son dernier opéra, don Antonio est contraint à un nouveau succès s'il ne veut pas être cloîtré à la Pietà, l'établissement pour jeunes orphelines où il enseigne la musique. D'autant que l'on prétend que sa musique est vieille, sans parler des rumeurs qui bruissent sur les mœurs du vieux prêtre.
Son ami l'ambassadeur d'Espagne lui présente alors Lorenzo, qui écrira un livret à la hauteur du défi. Défi multiple, car il s'agira aussi pour le compositeur de sauver certaines de ses élèves les plus douées et les plus jolies. Se mettent alors en mouvement des rouages qui pourraient broyer à jamais le destin du prêtre roux. Ou le conduire à la gloire, une ultime fois...
Mon avis :
Le nouvel ouvrage de l’auteur belge Vincent Engel, professeur à l’université Catholique de Louvain-la-Neuve, vient de sortir. Intitulé « Alma Viva » il aborde la fin de vie du grand compositeur italien, Antonio Vivaldi.
L’œuvre s’ouvre sur une multitude de descriptions de la Sérénissime, de sa lagune et de ses célèbres gondoles au 18e siècle puis poursuit en décrivant le protagoniste de l’histoire : Don Antonio. Il vient de subir un échec cuisant, celui de son dernier opéra. Il doit très vite en réécrire un nouveau et rebondir. De nombreuses descriptions, que ce soit de lieux ou de personnes, viennent étoffer la trame. Cela peut être appréciable pour des lecteurs qui prennent du plaisir à découvrir ces descriptions mais cela peut constituer un frein pour certains car beaucoup d’informations arrivent à la fois.
Comme cela avait déjà été remarqué dans son précédent roman « Le miroir des illusions », de très nombreux personnages interviennent -parfois ponctuellement- et cela donne beaucoup de noms à retenir pour le lecteur, ce qui peut fortement le désorienter.
Le roman reste un bon livre mais quelques points négatifs sont à retenir. Tout d’abord, lorsque l’on entend le nom du héros, Vivaldi, on s’attend à un roman qui raconte la vie de celui-ci. Mais finalement le lecteur est déçu de ne découvrir que sa fin de vie, une période assez sombre et triste. Ensuite, le livre se termine sur un monologue en 11 scènes qui, à mon sens, n’apporte rien de plus aux lecteurs, les informations étant des redites de l’histoire.
Les amateurs du genre prendront beaucoup de plaisir à lire ce roman qui plonge le lecteur au cœur du 18e siècle. Personnellement, je regrette les redondances de l’histoire et la lenteur narrative, caractéristique de l’auteur.
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