• La nuit du Renard, Mary HIGGINS CLARK

    La nuit du Renard, Mary HIGGINS CLARK"Si vous voulez retrouver votre fils et votre amie vivants, attendez les instructions. Ne prévenez pas la police."
    Le message est écrit à la craie, en lettres inégales, sur l'ardoise des commissions. Et il est signé : "Renard." Pour Steve Peterson, dont la première femme a été froidement assassinée, le cauchemar recommence. Steve prévient aussitôt le F.B.I. Pendant ce temps, un jeune homme s'apprête à mourir pour un meurtre qu'il n'a pas commis. Le compte à rebours est en marche.

    Mon avis :

    La nuit du Renard est un classique de la littérature policière et un des meilleurs Mary Higgins Clark selon moi. C’est avec plaisir que je m’y suis replongée pour l’aborder en classe.

    Steve Peterson a perdu sa jeune femme, étranglée par un inconnu dans leur maison du Connecticut. Tous les témoignages - notamment celui de Neil, leur petit garçon, qui était présent lors de l'assassinat de sa mère et qui en garde une vision épouvantée - accablent Ronald Thompson, lequel est finalement condamné à la chaise électrique mais ne cesse de clamer son innocence.

    A l’occasion du procès, Sharon, une jeune journaliste qui milite contre la peine de mort, a fait la connaissance de Steve qui a fondé une association en faveur de la peine de mort. Au fil du temps, tous deux sont tombés amoureux l'un de l'autre. On est à la veille de l'exécution. Et voilà que ce jour-là Sharon et le petit Neil sont kidnappés par un déséquilibré, qui signe Renard les messages qu'il lance par téléphone pour réclamer une rançon...

    Une fois entamé, il est difficile de lâcher ce roman. L’intrigue est habile et l’atmosphère lourde à souhait. Un contre la montre implacable débute dès l’enlèvement et on n’a de cesse de savoir si on pourra sauver à la fois la famille de Steve et le condamné à mort.

    L’auteur a choisi la narration externe à la 3e personne mais chaque chapitre apporte le point de vue d’un nouveau personnage qui raconte sa vision des faits. La structure non linéaire du récit est également intéressante puisque l’auteur a choisi de mêler un compte à rebours sur les faits avant l’exécution et le récit des journées de recherches.

    Tout comme à ma première lecture, à sa sortie, j’ai été happée par le récit. Avec l’expérience du genre, j’ai davantage remarqué les ficelles d’écriture mais cela ne m’a pas empêchée de passer un bon moment tant le rythme est soutenu.

    S’il fallait réécrire cette histoire aujourd’hui, quarante ans plus tard, sans doute serait-elle plus complexe : la technologie, les progrès de la police scientifique et les profileurs aidant. Mais il faut reconnaitre que, si les romans de Mary Higgins Clark se sont affadis au fil du temps, elle a créé un style dont les premiers ouvrages ont marqué durablement la littérature policière.

     

     

     

     

     

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  • Commentaires

    1
    Jacqueline
    Samedi 20 Mai à 19:00

    Un très bon moment de lecture ....du temps où l'auteure me régalait de ses histoires ...

      • Dimanche 21 Mai à 10:08

        Oui, c'est dommage d'avoir changé à ce point.

    2
    Samedi 20 Mai à 20:49

    Je l'ai lu il y a très longtemps, mais je ne m'en souviens pas. Moi, j'ai rencontré MH Clark avec "Nous n'irons plus au bois". Je n'avais sans doute jamais lu ce genre. Je suis resté scotché à ma chaise sans pouvoir aller me coucher. 

    Je lis encore MH Clark, j'aime bien, mais sans plus.

    Bon dimanche. 

      • Dimanche 21 Mai à 10:09

        Tout bon aussi "Nous n'irons plus au bois". Avec "La maison du guet" et "Dors ma jolie".

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