• La probabilité mathématique du bonheur, Maxence FIRMINE

    La probabilité mathématique du bonheur, Maxence FIRMINEÀ trente-neuf ans et des poussières, Noah, éternel adolescent, a de plus en plus le sentiment d'un vide essentiel qui le fait passer à côté de sa vie telle qu'il l'avait rêvée enfant. Alors un soir, il décide de poser son mal-être pour trouver la clef du bonheur. D'expérience en découverte, Noah traque le bonheur dans chaque aspect de sa vie, guidé par cette seule question : y a-t-il une recette, une formule pour y parvenir ? Une rencontre va changer la donne au-delà de toutes ses espérances...

     

    Mon avis :

     

    J’avais beaucoup aimé la poésie et la profondeur de « La petite marchande de rêves » et de « La fée des glaces ». J’avais hâte de retrouver Maxence Fermine avec ce roman pour adultes dans lequel il s’interroge sur notre quête du bonheur et le sens de la liberté. Je remercie d’ailleurs les éditions Michel Lafon pour cet envoi qui m’a permis la découverte.

     

    A l’approche de la quarantaine, Noah fait le point sur sa vie, titillé par une remarque de sa collègue et amie Elsa. Le constat est clair, malgré son métier, sa maison, ses amis… il n’est pas heureux. Il va donc tenter de s’écouter davantage et réaliser de nouvelles expériences.

    A travers Noah, son questionnement et ses tentatives d’accomplissement, l’auteur nous propose une réflexion sur le bonheur. Sport, rencontres, recentrage sur soi, expérience sensorielle… Noah fera des essais, suivra les conseils de son entourage, pensant avoir la solution qui lui faut. Mais le bonheur se trouve-t-il dans une activité divertissante ? Dans une manière de vivre épanouissante ou dans des relations d’échanges ? Devons-nous tous emprunter le même chemin vers le bonheur ?

     

    L’idée est intéressante et j’attendais beaucoup de ce roman. Mais les tentatives de Noah prêtes à sourire tant elles sont naïves. Et bien qu’on ait envie de savoir ce qui va lui arriver, ce conte de développement personnel ne décolle jamais vraiment. J’avais tant aimé le style de Maxence Firmine et son écriture envoûtante dans « La petite marchande de rêve » que je m’attendais à autre chose. Je n’ai pas été séduite par le style et le début est une longue suite de propositions pour se sentir mieux, une liste énumérant les expériences à vivre. C'est consensuel, dans l'air du temps et sans réelle surprise. L'histoire ne devient intéressante que lorsqu’il rencontre Tao et que l’on est dans le récit d’une rencontre, d‘un dialogue entre deux vies dysfonctionnant et non dans une recherche égoïste d’un mieux-être. Et même si j’avais vu arriver la fin, j’ai apprécié cette partie.

     

    Je suis déçue de n’avoir pas été enthousiaste mais je suis contente de l’avoir lu. Je me demande cependant si ce roman n’est pas une commande, une publicité déguisée car certaines références sont interpellantes et le style de ce récit est très différent des précédents de l'auteur.

    Mais je m’en voudrais de briser votre envie de le lire ; faites-vous votre propre avis. Le plaisir de lecture, comme le bonheur, est tellement personnel.

     

    La probabilité mathématique du bonheur, Maxence FIRMINE10e

     

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  • Commentaires

    1
    Dimanche 1er Décembre à 11:15

    lequel conseillerais tu pour découvrir cet auteur? 

      • Dimanche 1er Décembre à 13:48

        Il a écrit des choses très différentes. Je conseillerais "Neige" en adulte, "La petite marchande de prose" en jeunesse et "Le violon noir" en polar. 

    2
    Dimanche 1er Décembre à 21:10

    Moi, j'ai lu "Neige" que je n'avais pas aimé plus que ça. Je n'ai plus rien lu de cet auteur après. Je tenterais bien l'expérience une 2e fois. 

    Bonne semaine. 

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