• Le bonheur est assis sur un banc et il attend, Janik TREMBLAY

    Le bonheur est assis sur un banc et il attend, Janik TREMBLAYMontréal, 4370, rue Fabre. Cet immeuble, ils devaient le restaurer ensemble… Mais puisque Vincent, un soir de décembre a mis fin à ses jours, son père s’en est chargé tout seul. Comme un hommage. Un dernier geste pour ne plus penser. Aujourd’hui, la vie semble respirer des vieilles pierres. Ici, tout le monde connait les Larrivée, leur deuil, cet anniversaire qu’ils célèbrent malgré tout, en présence des locataires.

    Madame Edouard et son chat, Jeanne et Nicolas, Emile et Charlotte, Pierre… sont les locataires de cet immeuble. Il y a aussi les N’Guyen qui tiennent le dépanneur du coin de la rue ou Rodolphe, le taximan Haïtien et Julie, la fille de Pierre…

    Tous se croisent, s’épaulent et donnent un sens au chaos dont la mort de Vincent a baptisé les lieux.

     

    Mon avis :

     

    Je me suis vite attachée aux personnages, à leur vie si semblable à la nôtre.

    J’ai apprécié ce roman tout simple et vrai. Dans la même veine qu’ »Escalier C » ou »Les chroniques de San Francisco ». On y découvre des gens ordinaires, menant une vie ordinaire. Chaque appartement cache plus ou moins bien ses bonheurs, ses drames, ses peines. Ce qui unit les gens c’est d’être locataires de cet immeuble où chacun semble veiller sur les autres tout en gardant ses distances par pudeur, par respect de la vie privée. Mais on y sent la chaleur humaine, le respect, le partage.

     

    Une phrase, page 89, résume bien l’ambiance : « L'immeuble des Larrivée était un phare, un refuge. Chacun y amenait ses deuils, ses manques, ses peines, ses douleurs, ses tristesses et ses secrets. C'était une maison compréhensive et tolérante, pleine de bonté et de bienveillance".

    Et qu’est-ce que cela fait du bien !

     

    Et le bonheur est là malgré tout, assis sur un banc. Attendant qu’on le remarque, qu’on l’invite. Il suffit parfois de si peu pour être heureux. Et de si peu pour tout perdre.

    On doit pouvoir rebondir après un drame. On ne peut se laisser abattre, se regarder sombrer sans rien faire. On peut douter mais il faut avancer… Même si, on le sait, la vie a une fin…

     

    Ce récit, c’est la vie. Ni grandiose, ni misérable, juste la vie.

      

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  • Commentaires

    1
    paikanne
    Samedi 28 Janvier 2012 à 11:55

    Beau titre, belle couverture, beau propos :-)

    2
    Samedi 28 Janvier 2012 à 13:01

    Je ne connais ni ce livre ni cet auteur mais l'histoire me fait envie donc je le note.

    3
    Jacqueline H
    Samedi 28 Janvier 2012 à 13:33

    Joli titre, jolie couverture ..... et un billet qui donne envie de découvrir ce roman ! :-)

    4
    Dimanche 29 Janvier 2012 à 15:01

    Je le note et pour mon défi et pour moi, personnellement.  L'histoire est très attirante et il irait parfaitement dans le défi de Calypso, Un mot, des titres!

    5
    Lundi 30 Janvier 2012 à 14:24
    Alex-Mot-à-Mots

    J'aime beaucoup ta phrase de conculion. Je la trouve très juste.

    6
    Mardi 31 Janvier 2012 à 21:41

    Et dire que je cherchais un titre contenant le mot "bonheur" pour le challenge "Un mot des titres"! Je n'en ai pas trouvé dans ma grande PAL.

    Bonne nuit.

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