• Le camp des morts, Craig JOHNSON

    Le camp des morts, Craig JOHNSONLorsque le corps de Mari Baroja est découvert à la maison de retraite de Durant, le shérif Longmire se trouve embarqué dans une enquête qui le ramène cinquante ans en arrière. Il plonge dans le passé déchirant de cette femme et dans celui de son mentor, le légendaire shérif Connally. Tandis que résonne l’histoire douloureuse de la victime, d’autres meurtres viennent jalonner l’enquête. Aidé par son ami de toujours, l’Indien Henry Standing Bear, le shérif mélancolique et désabusé se lance à la poursuite de l’assassin à travers les Hautes Plaines enneigées. Le deuxième volet des aventures de Walt Longmire nous entraîne au cœur d’une violence tapie dans les paysages magnifiques du Wyoming.

    Mon avis :

    J’ai aimé me replonger assez vite dans un roman de Craig Johnson. Ce fut comme retrouver des amis pour une nouvelle aventure. D’autant que ce 2e opus se déroule très peu de temps après le premier. Il était bon de l’avoir encore en tête car on y fait de nombreuses allusions.

    On retrouve aussi dans ce roman l’atmosphère si particulière des montagnes silencieuses et des plaines endormies. Celles qui cachent bien des secrets, parfois très noirs, sans en avoir l’air. A Durant, tout le monde se connait. Il n’est pas facile de garder bien longtemps un secret mais ce n’est pas pour autant que les habitants colportent des rumeurs. Chacun se fait discret afin qu’on ne parle pas non plus de lui.

    Walt Longmire, shérif depuis plus de vingt-cinq ans, est du style débonnaire et cache un côté fleur bleue sous ses airs d’ours mal léché. Depuis qu’il est entré en fonction, il y a eu cinq meurtres dans sa juridiction mais trois ses cinq derniers mois. C’est beaucoup trop pour lui qui aspire tant au calme. Mais il n’est pas question de bâcler l’affaire. Coûte que coûte la vérité doit être découverte ; il est tenace quand il s’agit de rendre justice et dignité aux victimes. Et malgré les apparences de mort naturelle, Walt subodore un meurtre. Il ignore encore qu’il va faire resurgir les fantômes du passé et des souvenirs très douloureux.

    L’intérêt du récit, une fois encore, n’est pas dans la résolution de l’énigme mais dans la façon dont l’auteur aborde les traditions ancestrales de divers peuples, même basque et la manière dont elles influent sur leur vie.

    J’aime vraiment la musicalité particulière des descriptions de Craig Johnson. Il n’a pas son pareil pour faire émerger sous nos yeux les grands espaces, les paysages nord-américains et les atmosphères dans lesquelles évoluent ses personnages. Ces derniers sont terriblement attachants et l’auteur a su tisser entre eux des liens très forts également. Même à demi-mots, on sent le respect et l’affection qu’ils se témoignent mutuellement.

    Enfin, l’humour est présent tout au long du récit, le sarcasme aussi parfois, et permet de tout dire, même le plus dur, de manière naturelle.

    J’aime vraiment beaucoup cet auteur.

     

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  • Commentaires

    1
    Dimanche 19 Août à 21:01

    Il faudra donc que je le découvre un jour ! 

    Bonne semaine. 

      • Dimanche 19 Août à 21:17

        Je pense oui. Ne serait-ce que pour te faire une idée.

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