• Le violon de la rue Lauriston, Claude RAUCY

    Le violon de la rue Lauriston, Claude RAUCYLorsque Parwais apprend qu’il va être expulsé de Belgique, son monde s’effondre.

    Pour le jeune Afghan, le refus du droit d’asile signifie le retour au pays des talibans, la mort. Alors il fuit, à la recherche de son ancien professeur de violon, amoureux de Vivaldi, devenu chef d’orchestre à Venise.

    Sur le chemin de l’Italie, il croisera la route de personnages hauts en couleur et attachants. Autant d’amis d’un jour qui l’aideront à leur manière à conquérir ce qu’il y a de plus précieux : la paix et la liberté.

    Mon avis :

    Claude Raucy est un auteur belge né en 1939. Enseignant à l’athénée de Virton, il est devenu écrivain à plein temps à partir de 1997. Je l’ai découvert à l’adolescence avec son récit « Cocomero » publié aux éditions Travelling Duculot, une des premières collections spécialisées en jeunesse qui a fait les beaux jours des ados des années 70.

    « Le violon de la rue Lauriston » paru aux éditions Ker est un court roman jeunesse qui s’adresse aux enfants dès dix ans. Inspiré par deux faits divers, il raconte l’histoire d’un jeune réfugié afghan qui voit sa demande d’asile rejetée. Plutôt que de vivre dans la crainte d’une arrestation, il va prendre son destin en main et chercher à rejoindre à Venise, son ancien professeur de violon. L’occasion pour l’auteur de nous parler de Venise et de Vivaldi, une ville et un compositeur qu’il adore.

    Cette histoire nous conte les difficultés vécues par les jeunes qui fuient la guerre dans leur pays et voyagent seuls, sans famille. Alors qu’ils croient avoir trouvé une terre d’accueil et de paix, ils doivent se battre avec l’administration et trouver leur place dans notre société. Pour accueillir chaque année dans mes classes des jeunes MENA, comme on les appelle, je peux témoigner que leur adolescence n’est pas un long fleuve tranquille. Découvrir un pays humide à la météo capricieuse, apprendre une langue difficile comme le français, s’adapter à notre cuisine, nos habitudes de vie et se confronter quotidiennement aux problèmes administratifs sont autant d’obstacles qu’il leur faut surmonter sans même savoir si, au bout de ce chemin de croix, ils auront la chance de rester chez nous le temps de leurs études.

    Pourquoi ce titre, vous demandez-vous peut-être ? La rue Lauriston, à Paris, est tristement célèbre pour avoir abriter le siège de la Gestapo durant la Seconde Guerre mondiale. Quel est le lien entre Parwais et la Gestapo, vous le découvrirez dans le livre. Mais ce choix astucieux permet à l’auteur d’affirmer qu’il est toujours possible de couvrir les cris de haine par des notes et des chants de fraternité.

    Ce roman simple et optimiste se termine bien mais ce n’est hélas pas toujours le cas et il est bon d’expliquer aux enfants que dans le monde, tous n’ont pas leur chance.


    Le violon de la rue Lauriston, Claude RAUCY

     

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  • Commentaires

    1
    Vendredi 13 Avril à 12:44
    Anne (desmotsetdesno

    t question de guerre aussi dans le roman que j'ai choisi, on est presque raccord, sauf ue c'est totalement l'inverse. Je note ce titre.

    2
    Vendredi 13 Avril à 21:19

    J'ai découvert l'auteur avec "Le doigt tendu" que j'ai adoré et que je te conseille si tu ne l'as pas lu. 

    J'ai lu "Les violons", mais je ne me souviens pas trop de l'histoire. 

    Bon weekend. 

      • Vendredi 13 Avril à 22:49

        Ah merci. Je ne connais pas, je le note.

         

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