• Les amants de Francfort, Michel QUINT

    Les amants de Francfort, Michel QUINT"La nuit où Lena et Florent devinrent amants, un double meurtre fut commis dans leur hôtel de Francfort." De l'Allemagne qui lui a pris son père, Florent Vallin ne veut pas entendre parler. Mais après un passage obligé à Francfort où une brune incendiaire se trouve sur son chemin, le jeune éditeur à succès décide d'exhumer un passé familial douloureux. Sur les deux rives du Rhin, de Paris à Berlin, entre jeux de masque et secrets de cœur, il s'engouffre dans une époque sanglante où la bande à Baader et les anciens nazis avaient pignon sur rue. Quand l'Histoire rejoint l'histoire, Florent ne peut plus esquiver sa quête de la vérité - à la vie, à la mort.

     

    Mon avis :

     

    De Michel Quint, je ne connaissais que son roman « Effroyables jardins » paru en 2000 et qui m’avait beaucoup plu. C’est donc confiante que j’ai acheté ce roman après en avoir lu la 4e.

    L’histoire est passionnante : tortueuse, rebondissante, mêlant différentes époques… Elle nous plonge dans l’Allemagne des années 70, celle où la Fraction Armée rouge sévissait, rappelant au pays qu’on avait peut-être trop vite tourné la page de la Seconde Guerre mondiale, oublié les erreurs commises et amnistiés des gens qui ne le méritaient pas et se retrouvaient à la tête d’importantes sociétés ou du pouvoir tout simplement. Tout le monde souhaiterait oublier mais Florent arrive avec ses gros sabots, et remue ce passé qui ne sent pas très bon. La politique, il n’en a cure. Lui, ce qu’il cherche, ce sont des réponses aux énigmes familiales qui les hantent, son épouse et lui. Car Florence commence à oublier. Mais peut-on oublier ? Clément se verra alors confier une mission, celle du devoir de mémoire.

    Mais quand le verrou saute, quand le torrent des révélations est lâché, on assiste impuissant aux répercussions du politique, du non dit, sur la vie de gens.

      

    Roman noir, drame, récit historique… ce livre est un peu tout ça. Il aborde aussi beaucoup le monde de l’édition, les salons du livre, les différentes façons d’aborder le livre en France et en Allemagne… et restitue l’ambiance particulière de la Buchmesse (coups fourrés, illusions, intrigues...). C’est un récit très dense.

     

    Petit bémol. Je n’ai pas du tout aimé le style, un style oral, une relation de faits comme on le ferait lors d’un interrogatoire… J’aurais aimé un texte plus soigné.

    « A notre entrée dans Berlin illuminé, la circulation dense du Kurfürstendamn, après une nuit passée dans un motel des environs de Hanovre, manger nourrissant et vite et dormir profond, et une seconde étape sans encombres notables, je sens ces deux lettres griffer ma cuisse comme un signal. » p.140

    « En fin de matinée, fait gris et bien froid, pas de neige annoncée, Fitz refuse de monter dans ma Peugeot, on va avoir l’air de profs alternatifs, m’oblige à la remiser dans son garage… »p.150

     

     Les amants de Francfort, Michel QUINT

     

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  • Commentaires

    1
    eva koln
    Samedi 15 Octobre 2011 à 00:36

    Une écriture déroutante mais une histoire qui m'a bien plu. Ce n'est pas courant qu'un policier se déroule à l'époque de la RAF.

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