• Parée pour percer, Tu peux pas m'arrêter, Angie THOMAS

    Parée pour percer, Tu peux pas m'arrêter, Angie THOMASBri a 16 ans et rêve d’être la plus grande rappeuse de tous les temps. Ou au moins de remporter son premier battle. Elle a de qui tenir – son père était une légende du rap, jusqu’à ce qu’il soit tué par les gangs.

    Mais quand sa mère perd son emploi, que leur propriétaire menace de les mettre à la porte et que la violence enfle dans son quartier, Bri n’a plus le choix : réussir dans le rap n’est plus un rêve. C’est une nécessité.

     

    Mon avis :

     

    De nombreuses thématiques sont abordées dans ce récit bien ficelé, à la construction précise, aux rebondissements pesés et au sujet bien dans l’air du temps.

    Je ne suis pas fan de rap, surtout américain, car il véhicule une image dégradante de la femme, comprend beaucoup de violence et de vulgarité. Je connais cependant ce monde par mon fils et mes élèves qui eux l’apprécient. Angie Thomas nous présente ici des personnages tellement attachants qu’on entre rapidement dans l’histoire et qu’on souhaite savoir ce qu’ils vont devenir.

    Malgré une vide famille déstructurée, un père décédé, une mère dysfonctionnelle, Bri est une jeune fille comme tant d’autres, grandissant dans un quartier pauvre et sans repère parental. Par son choix de faire du rap, elle va devenir peu à peu, malgré elle, la porte-parole de sa génération. Elle devra lutter pour y arriver, pour que ses mots portent et soient entendus. Dans le monde de la musique, dirigé par des adultes, elle n’a pas toujours les codes et sera souvent bousculée, manipulée, exploitée. Elle a aussi les défauts de son âge, est parfois maladroite, naïve ou prend de mauvaises décisions, ce qui rend le personnage crédible.

    Pour Bri, comme pour de nombreux rappeurs célèbres, la musique est le moyen de s’en sortir et de faire vivre la famille. Mais ce sera au prix de renoncements, de remises en question et de moments durs.

    Angie Thomas, auteure de « The hate you give », a une écriture agréable, très bien traduite par Nathalie Bru, et une sensibilité à fleur de peau. Que ce soit les mots des jeunes, ceux du rap, ou ceux de la narration, ils claquent sans faux-semblants.

    Cette brique de 500 pages peut être lue dès 14 ans me semble-t-il. Elle parle des relations familiales, d’amitié et d’amour mais aussi de racisme, d’injustice et de féminisme. Cette histoire devrait intéresser les adolescents, fans ou non de rap car le message de l’auteure est plutôt universel. C’est un plaidoyer pour l’égalité des chances qui donne la force de croire en ses rêves. Chacun pourra s’y retrouver.

    Merci aux éditions Nathan de m’avoir permis de découvrir en avant-première ce roman qui sort aujourd’hui.

     


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  • Commentaires

    1
    Vendredi 3 Janvier à 23:22
    enna(lit)

    Je croyais t'avoir laissé un commentaire pour dire que j'avais aimé et que je me demandais comment était traduit ce roman car toutes les parties sur les raps car cela a dû être très compliqué!

      • Samedi 4 Janvier à 00:31

        Oui tu l'as laissé sur Instagram. wink2 Je ne lis pas l'anglais mais j'ai apprécié ce que j'ai lu, les parties raps aussi. Comme dans le roman "Signé poète X" qui est rédigé en slam et est rythmé comme un slam. Cela a dû être un travail de fou. Mas cela passe très bien.

    2
    Samedi 4 Janvier à 10:10
    enna(lit)

    Ah ah! ça me rassure, je ne perds pas la boule ;-) mais je n'avais pas pensé à regarder sur Instagram ;-) C'est là qu'on voit le travail incroyable des traducteurs!

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