• Rencontre avec Marie Desplechin

    Romans policiersJe ne suis pas, comme certains, fidèle à une mais à quatre librairies. Chacune m’apporte quelque chose de différent, chacune est spécialisée dans un domaine particulier, chacune est riche de ses libraires, de leurs coups de cœur et de leurs expériences. Pour mon plus grand bonheur !

     

    Ce jeudi, je me suis donc rendue dans une de ces librairies pour rencontrer Marie Desplechin.

    Un concours d’écriture avait été organisé pour les 13-16 ans. Il s’agissait de rédiger une suite à son dernier livre « Les yeux d’or ». Ce soir-là, avaient lieu les remises de prix et la lecture des meilleures suites. J’ai été ravie d’entendre ce que de très jeunes auteurs pouvaient écrire.

    Marie Desplechin s’est ensuite prêtée au jeu des questions-réponses pour notre plus grand plaisir.

     

    Née dans le nord de la France (Esplechin est d’ailleurs un patelin de la région de Tournai), dans une famille où tout le monde aimait lire et discuter de ses lectures, elle a écrit très tôt. Pourtant, ce n’est pas devenu son métier de suite. Elle aurait aimé transmettre la passion des livres à ses enfants, hélas aucun des trois n’aime lire. Ils se moquent même, dit-elle, de son métier, qui n’en est pas un ! Preuve que nul n’est prophète en son pays…

    Elle écrit tard, la nuit, quand elle a terminé les mille et une choses qu’elle a à faire. Elle s’occupe de sa maison, des autres, participe à la vie de sa commune… Elle aurait adoré être « George Sand à Nohant ». Elle aime beaucoup rencontrer des jeunes lecteurs, des classes (elle se rendait d’ailleurs dans une école le lendemain), discuter de son métier mais aussi aller à la rencontre des jeunes et de leur quotidien. Elle se nourrit de ces échanges.

    Répondant à une question sur son implication dans le choix des couvertures, elle a osé dire avec franchise qu’elle les trouvait souvent très moches (ouf ! Je ne suis pas la seule) mais qu’elle ne parvenait jamais qu’à faire changer d’infimes détails. « Ce n’est pas mon rayon et on me le fait bien comprendre », a-t-elle ajouté. « Si vous prenez « Satin grenadine » par exemple, c’est un livre drôle, optimiste. Qui pourrait le dire en voyant cette petite fille triste qui semble sortie hébétée d’une maison bombardée ? C’est d’un triste ! »

     

    Je suis heureuse de ne pas être la seule à penser ça. Mes élèves se fiant beaucoup aux couvertures dans leur choix, passent ainsi à côté de petits bijoux en raison d’une illustration peut engageante. Mais je dois bien avouer que c’est le cas de toutes les collections de l’Ecole des Loisirs.

     

    Pour terminer, Marie Desplechin dédicaça avec simplicité et bonne humeur les livres que lui tendaient ses lecteurs. Mon fils avait apporté « Copie double » et je me suis laissé tenter par l’achat de « La belle Adèle ». Un livre fait pour moi, m’a dit l’auteure après avoir échangé quelques mots sur mon métier et mes élèves. J’ai hâte de m’y plonger.

     

    Voici une belle rencontre dont je garderai un souvenir enthousiaste tant Marie Desplechin est franche, directe et d’une gentillesse rare.

     

     

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  • Commentaires

    1
    Dimanche 22 Mai 2011 à 15:33

    Un livre avec une couverture moche n'a pratiquement aucune chance avec moi! Et comme toi, je butine de librairie en librairie... Bon dimanche!

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