• Salon du livre jeunesse de Montreuil

    Salon du livre jeunesse de Montreuil

    Certains se plaignent que les jeunes ne lisent plus. Cela fait des années que l’on entend le même discours. Pourtant, le Salon de Montreuil fêtait ses 30 ans cette année. Trente ans et toujours là, avec plus 150 000 visiteurs chaque année, essentiellement des jeunes et qui savent ce qu’ils veulent. Romans, BD, mangas sont leurs choix de prédilection, le fantastique et l’aventure dépassant le policier et l’humour de peu.
    Dès 10h ce samedi, les jeunes envahissaient les allées du Salon, se précipitant vers les auteurs qu’ils affectionnent : Hélène Montardre pour mon fils, Patrick Sobral et Aurélie Neyret pour des dizaines d’autres, Mymi Doinet pour les petits et leurs parents, Pierre Bordage, Timothée de Fombelle ou India Desjardins pour les plus grands.

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    Depuis quelques années, la littérature jeunesse a le vent en poupe au point d’être aujourd’hui à la deuxième place dans l’édition. En Angleterre, elle s’est même hissée à la première place devant la littérature généraliste. Il faut dire qu’elle attire de plus en plus d’auteurs « pour adultes ». Marie Desplechin, Geneviève Brisac, Agnès Desarthe, Olivier Adam, Philippe Delerm, Elizabeth George, Harlan Coben, John Grisham… et bien d’autres se sont laissé séduire, diversifiant les sujets et les genres.
    Les récits appréciés des ados ont également changé en trente ans. Harry Potter, Twilight, Hunger Games ont ouvert la voie. Tara Duncan, La Quête d’Ewilan, Le Labyrinthe, Divergent, pour ne citer qu’eux, ont suivi. Quant aux thèmes, aucun n’est écarté désormais. Que ce soit la précarité, l’avortement, le suicide, l’inceste, l’homophobie, le harcèlement, la télé-réalité, la maladie... ces thèmes sont abordés dans les romans jeunesse, faisant tomber les tabous.

    Autre évolution notoire, autrefois les jeunes abandonnaient la littérature jeunesse vers 16-17 ans pour la littérature pour adultes. Aujourd’hui, il n’y a plus d’âge pour apprécier les romans jeunesse. Les lecteurs de Divergent, Nos étoiles contraires ou Harry Potter ont entre 13 et 40 ans, voire plus. Il n’y a plus de gêne à lire cette littérature ; elle se partage même entre parents et enfants.

    A voir l’enthousiasme et la ferveur des enfants et des jeunes dans les allées du Salon, il y a fort à parier que cette littérature a encore de beaux jours devant elle.

     

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  • Commentaires

    1
    paikanne
    Mercredi 3 Décembre 2014 à 08:25
    Elle a effectivement de beaux jours devant elle : tant mieux pour nous :-)
    2
    Mercredi 3 Décembre 2014 à 12:49
    Anne (desmotsetdesno

    Espérons qu'elle tienne dans la diversité et l'originalité, cette littérature jeunesse (pas que des grosses locomotives, les petites maisons c'est si bien aussi !)

    3
    Mercredi 3 Décembre 2014 à 20:56

    Et pourtant la littérature de jeunesse est souvent considérée comme de la basse littérature.

    Avec Harry Potter, les jeunes ont lu des pavés alors que beaucoup soupiraient devant le nombre de pages lors de lectures obligatoires. Avec ce même Harry Potter, jeunes et adultes se sont retrouvés à lire la même chose. 

    Il y a vraiment de bons livres pour la jeunesse. Mon auteure préférée reste Yaël Hassan.

    Bonne fin de semaine. 

    4
    Mercredi 3 Décembre 2014 à 21:44

    Je confirme, la littérature jeunesse propose de très bons ouvrages (j'ai un gros faible pour la littérature française en ce domaine) et les sagas de plus en plus nombreuses entrainent les jeunes à lire des ouvrages de plus en plus épais. Comme Anne, j'apprécie les petites maisons d'édition pour la qualité des livres qu'elles proposent et j'espère qu'elles trouveront longtemps une place aux côtés des gros éditeurs.

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