• Silence radio, Robert ROTENBERG

    WikioGrâce à Silence radio, un polar judiciaire mené de main de maître, Toronto trouve enfin sa place sur la carte du crime. Les mains couvertes de sang, Kevin Brace, le plus célèbre animateur de radio du Canada, accueille le livreur de journaux sur le pas de sa porte en bredouillant : " Je l'ai tuée. " Mais, après la découverte du cadavre de sa compagne par la police, Brace s'enferme dans un mutisme que ni son avocate, ni le jeune procureur, ni les deux policiers chargés du dossier ne comprennent. D'autant que ceux qui, au contraire de Brace, acceptent de parler ne semblent pas dire toute la vérité... Le Canadien Robert Rotenberg est avocat. Silence radio, son premier roman, a été très remarqué par la presse anglo-saxonne.

     

    Mon avis :

    Pour un premier roman, c’est une vraie réussite.

    Les premiers chapitres nous présentent à tour de rôle un des protagonistes de l’affaire : présumé coupable, témoin, inspecteur, avocat, juge d’instruction… qui viennent graduellement s’imbriquer dans l’histoire. J’ai apprécié la finesse de la description des caractères et les liens subtiles qui se tissent ou se sont déjà tissés entre eux. L’auteur les laisse entendre plus qu’il ne les décrit et le lecteur n’est pas infantilisé.


     

    L’histoire se déroule de manière chronologique, peu de flashback dans la narration, mais des découvertes infimes qui, petit à petit, vont tisser la trame de l’histoire et permettre aux lecteurs de comprendre ce qui s’est passé. L'auteur nous amène ainsi vers la part d'ombre de chacun, nous obligeant à voir au-delà des apparences. Ce que le monde judiciaire ne fait pas toujours.  On échafaude une théorie presqu’en même temps que les inspecteurs et c’est plaisant pour le lecteur qui se croit aussi investi de l’enquête. Les personnages se croisent au gré de l’avancement des investigations et le lecteur est transporté de l’un à l’autre, d’une situation à une autre sans jamais s’égarer.

    Ne vous attendez pas à une montée d'adrénaline, à une tension grandissante. Je pense que ce n'est pas le propos. L'auteur semble avoir davantage voulu nous montrer comment une enquête se mène, se construit et comment faire peu à peu éclater la vérité au grand jour.

    J’ai particulièrement apprécié les scènes au tribunal où l’on retrouve le professionnel de terrain. D’une précision minutieuse, elles sont plus vraies que natures.

    Enfin, le dénouement ne vous apparaîtra qu’à la fin de ces 400 pages, que vous aurez dévorées sans vous en apercevoir. Vous quitterez alors à regret les personnages qui vous seront devenus si familiers.

    Voici un nouvel auteur que je garderai à l’œil !

     

      

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  • Commentaires

    1
    kastor
    Lundi 4 Avril 2011 à 08:25

    Bonne idée d'avoir séparé ce genre pour le mettre en évidence. Et que de titres intéressants. Je ne connais pas bien la littérature canadienne, je vais m'y mettre.

    2
    Jeudi 28 Avril 2011 à 18:23

    Il a l'air bien ! Merci de ta participation au défi... Je suis quant à moi dans un recueil de nouvelles ces temps-ci, rien à voir :D

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