• Violence à l'origine, Martin MICHAUD

    Violence à l'origine, Martin MICHAUDResponsable de la section des crimes majeurs en labsence de son supérieur, le sergent-détective Victor Lessard se voit confier la mission denquêter sur la mort dun haut gradé du SPVM dont on a retrouvé la tête dans un conteneur à déchets. Formé du jeune Loïc Blouin-Dubois, de linimitable Jacinthe Taillon et de Nadja Fernandez, avec qui Victor partage sa vie, le groupe denquête quil dirige doit faire vite, car lassassin a laissé un message qui annonce de nouvelles victimes. Confronté à un tueur particulièrement retors, qui peint de lugubres graffitis sur le lieu de ses meurtres et évoque un curieux personnage surnommé le « père Noël », pressé dobtenir des résultats rapides par sa hiérarchie sans pour autant recevoir lappui nécessaire, Victor Lessard sentête envers et contre tout à résoudre « laffaire du Graffiteur », dédale inextricable dune noirceur absolue qui ravivera les meurtrissures de son âme, ébranlera ses convictions les plus profondes et le mènera au bord du gouffre.

    Mon avis :

    Décidément, l’année commence bien ! Encore une excellente lecture en ce mois de janvier.
    Après avoir découvert Martin Michaud avec « Sous la surface » il y deux mois, j’ai eu la joie de recevoir son dernier roman grâce à mon amie québécoise qui m’en a fait cadeau. Je découvre ainsi l’inspecteur Victor Lessard et son équipe.
    C’est en 2010 que les Québécois ont découvert ce policier de quartier de Notre-Dame de Grâce qui, après un drame familial, avait sombré dans l’alcool. Cinq ans ont passé et il est maintenant responsable de la section des crimes majeurs au SPVM. 
    « Quels que soient notre éducation, notre niveau social, notre personnalité, nous sommes tous des menteurs pathologiques (souvenirs enjolivés, anecdotes améliorées par le passage du temps...) et nous avons tous en nous une pièce sombre, dans les tréfonds de notre conscience où nous enfouissons ces mensonges et demi vérités. » Partant de ce postulat, Martin Michaud construit un roman policier puissant où l’inconscient le dispute aux perversions.
    Entrainé dans un dédale inextricable, l’inspecteur est confronté à des scènes d’une violence inouïe et à une tension permanente. Le tueur particulièrement sadique prend le temps de peindre, après chaque meurtre, de mystérieux et lugubres graffitis où apparait la figure du Père Noël. Ne laissant rien au hasard, Victor étudie minutieusement chaque scène de crime, envisage toutes les hypothèses possibles. Chaque détail est observé, notifié, il prend le temps de la réflexion comme s’il s’agissait de vaincre un redoutable adversaire aux échecs. Heureusement, Martin Michaud nous propose aussi quelques respirations grâce à des moments plus légers où l’humour de Jacinthe, sa coéquipière, vient désamorcer la tension ambiante.
    L’auteur s’attarde également aux motivations du tueur, aux raisons de cette sauvagerie. Il confronte ses personnages, quels qu’ils soient, aux pulsions, aux conflits intérieurs, à leurs fêlures cachées. Il les tient en équilibre sur un fil tendu de manière presque permanente entre le bien et le mal.

    L’intrigue est parfaitement maîtrisée et la chronologie est habilement perturbée dès les premières pages (le livre débute au chapitre 48). Martin Michaud joue avec le lecteur, l’emmenant où il le souhaite avec doigté et lui offrant un thriller passionnant où la tension et le rythme ne faiblissent jamais. Je vous le recommande chaleureusement.

     

     

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  • Commentaires

    1
    Jacqueline
    Samedi 24 Janvier 2015 à 09:32

    Encore un thriller que je note .....:-)

    2
    Samedi 24 Janvier 2015 à 18:29

    trop envie!!!!!!!!!!vous me donnez envie de partir sur les traces des québécois!!!!!!!!!!

    3
    Samedi 24 Janvier 2015 à 19:28

    C'est bien le but, Titou wink2

    4
    Dimanche 25 Janvier 2015 à 18:59
    Alex-Mot-à-Mots

    J'ai bien lu : le livre commence au chapitre 48 ? Quelle idée originale !

    5
    Lundi 26 Janvier 2015 à 10:05

    Oui, tu as bien lu, 48 puis 1 et il ne revient pas dessus ensuite.

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