• Le syndrome de la vis, Marie-Renée LAVOIE

    Le syndrôme de la vis, Marie-Renée LAVOIEJosée souffre d’insomnie chronique. Parfois, elle n’arrive plus à comprendre les choses les plus simples, tant sa fatigue l’accable. « Pense à rien. Pis dors. » lui dit son chum Philippe, excédé. Mais ne penser à rien est impossible pour cette femme dont les pensés ne cessent de tourner dans sa tête, telle une vis sans fin.
    Honteuse d’un récent accès de colère au cégep où elle enseigne, elle prend quelques jours de congé et cherche de l’aide auprès d’un médecin, puis d’un ostéopathe. Mais le baume viendra d’ailleurs. De sa famille et de ses voisins. De l’amitié et de la tendresse. Le baume, mais pas la guérison. Quand on ne dort pas, le défi est d’occuper ses nuits.

    Mon avis :

    J’ai découvert Marie-José Lavoie grâce à Annie, ma copine québécoise, qui m’avait chaudement recommandé « La petite et le vieux » (voir ici). Séduite par l’écriture minutieuse de cette auteure qui raconte merveilleusement bien les histoires ordinaires du quotidien, j’ai suivi à nouveau son conseil à propos de ce titre-ci. Je l’ai acheté en mars, à la Foire du Livre de Bruxelles mais l’ai laissé un peu en attente, emportée par d’autres lectures.
    C’est Karine et son mois québécois qui l’ont fait sortir de ma PAL. Et quel plaisir de lecture !

    Je suis rentrée assez vite en empathie avec Josée, enseignante, au bout du rouleau en raison d’insomnie chronique. Une vis tourne dans sa tête, sans fin, l’oppressant, vrillant sa résistance physique et mentale. J’ai connu ça l’année dernière et je sais comme on se sent mal quand on dort par intermittence, quelques heures à peine. Sa détresse m’a parlé de suite et la description très réaliste de la situation a su me convaincre.
    Mais ce roman n’est pas seulement l’histoire d’une insomniaque qui voit sa vie partir en lambeaux… Elle est aussi celle d’une femme qui fait le point sur sa vie. Elle entretient une relation onirique avec son père décédé, occasion d’évoquer son enfance et de se remémorer quelques événements marquants. Elle relate ses visites chez le médecin, chez son frère et sa famille, ses conversations avec Joseph, son petit voisin ou encore les écrits de ses élèves du Cégep.

    L’écriture de Marie-Renée Lavoie est vive et drôle ; ses expressions québécoises hautes en couleur me séduisent à chaque fois, de même que ses comparaisons originales. J’aime sa manière de me raconter une histoire simple qui me touche par la sensibilité qu’elle y met et la finesse de ses observations.
    J’aurais fait de ce roman un coup de cœur si la fin avait été plus crédible. Elle est belle et romanesque mais… Dommage.

    L'avis de Karine

     

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  • Commentaires

    1
    Vendredi 20 Septembre 2013 à 05:26

    Je ne connais pas la littérature québécoise, donc cette auteure.

    Drôle de titre en tout cas.

    Bon vendredi. 

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