• Otages, Nina BOURAOUI

    « Je m’appelle Sylvie Meyer. J’ai cinquante-trois ans. Je suis mère de deux enfants. Je suis séparée de mon mari depuis un ans. Je travaille à la Cagex, une entreprise de caoutchouc. Je dirige la section des ajustements. Je n’ai aucun antécédent judiciaire. »

    Sylvie est une femme simple, sur qui on peut compter, une femme en apparence sans histoire, qui subit la violence du monde et qui étouffe depuis des années celle qu’elle porte en elle. Jusqu’à un jour de novembre où elle se révolte, commet une faute, choisit une voie condamnable par la justice et par la société. Le temps de cette révolte, Sylvie se sent enfin vivante, libre.

     

    Mon avis

     

    Sylvie a 53 ans, est mère de deux jeunes fils dont elle partage la garde avec son mari depuis un an. Elle travaille dans une entreprise de caoutchouc sans enthousiasme. Elle subit. Jusqu’à ce que son mari la quitte et que le patron lui demande de faire des heures supplémentaires et de surveiller les autres salariés afin de lister les compétents et les autres car une vague de licenciements se profile.

    Ce récit écrit par une femme nous dépeint un portrait de femme à la fois mère, épouse puis ex-épouse et travailleuse. Ses interrogations, ses craintes, ses aspirations et sa révolte font, devraient faire, écho en nous. C’est la vie d’une femme ordinaire, vulnérable, fragile, sans désir et de son rapport à l’amour, au travail, à la dépendance. Elle a résisté longtemps, tant qu’elle a pu, accepté sa condition de femme. Tout au long de sa vie, elle a accumulé sans rien dire, jusqu’au jour où elle explose. Enfin, tente de s’opposer.

     

    J’ai lu beaucoup de critiques dithyrambiques sur ce roman. Je l’ai trouvé intéressant mais je suis restée un peu spectatrice de l’histoire. Je n’ai pas été touchée par le texte de Nina Bouraoui, je l’ai trouvé froid, sans émotion. J’ignore si cela vient du fait que c’est un texte théâtral remanié, sans doute.

     

    Je n’ai pas vraiment aimé le style de ce récit non plus : des phrases très longues où les subordonnées se succèdent, à l’image de la page 73 qui n’est qu’une seule et même phrase, une certaine pauvreté de vocabulaire et des phrases trop orales pour me séduire. Bien sûr, cela colle à la personnalité de Sylvie, à sa manière simple de s’exprimer. Mais cela m’a empêchée d’entrer réellement dans l’histoire. Sans doute aurais-je été plus touchée de l’entendre, avec toute la dimension d’interprétation qui peut magnifier un texte. Peut-être aussi en attendais-je trop.

     

    Un roman intéressant, interpellant mais sans plus en ce qui me concerne.

     


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  • Commentaires

    1
    Mercredi 18 Mars à 21:44

    Bon, on peut passer, c'est bien ! Pas la peine d'agrandir ma PAL ! 

    Bonne fin de soirée. 

    2
    Samedi 21 Mars à 17:15
    Alex-Mot-à-Mots

    Merci pour ton avis sincère.

      • Dimanche 22 Mars à 21:51

        Avec plaisir.

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