• Sous la surface, MICHAUD-DOMINICI-GIHEF

    Vingt-cinq ans après avoir quitté sa ville natale sans y être jamais revenue, Leah voit son passé ressurgir avec violence. Une violence d’autant plus insoutenable que vont se réveiller en elle des sentiments qu’elle croyait morts à jamais…

    Récit en deux volets, Sous la surface est un thriller d’une puissance et d’une virtuosité exceptionnelles, librement adapté du roman éponyme de Martin Michaud.

     

    Mon avis :

     

    Premier roman de Martin Michaud publié en Europe en 2014, Sous la surface nous plonge au cœur du système politique américain, de ses petits arrangements et des luttes intestines pour le pouvoir. On a beau savoir comme cela se passe grâce aux séries et films US, on ne peut qu'être surpris de voir comment certains tirent les ficelles et s'insinuent dans la vie même des candidats pour mieux influencer les élections.  

    Je ne reviendrai pas sur l’histoire, pour savoir ce que j’en ai pensé vous pouvez cliquer sur le titre ci-dessus, il vous mènera à la page de la critique.

    Marco Dominici, dessinateur italien, adapte ici le scénario de Gihef et Michaud en bande dessinée. On est loin des dessins érotiques ou des monuments historiques de Xue Dan, de la série Succubes, qui me l’a fait connaître. Ici, on n’est pas à Macao mais en Amérique du Nord. Cependant, la précision qu’il apporte à ses personnages est la même, notamment avec Leah qu’il dessine avec soin qu’elle soit ou non vêtue. Les personnages sont nombreux dans ce récit et il a su donner à chacun une personnalité propre, un style personnel. Les traits sont précis, les expressions réalistes et les gestes nets. Les décors, variés, sont également travaillés que ce soient les rues des villes américaines, les transports ou les scènes d’intérieur, nombreuses. Il met également en évidence certains objets essentiels à l’intrigue, par des gros plans insérés adroitement dans la page. Quant à la colorisation de Cyril Saint-Blancat, elle met en valeur les dessins et distingue le passé (tons sombres, uniformes, gris ou bruns) du présent (tons chauds), apportant du relief à l’ensemble.

    Quant à Gihef, dessinateur, auteur et scénariste belge, il adapte pour les éditions Kennes, le roman qui a fait connaitre Martin Michaud en Belgique et en Europe. Il a choisi de transcrire le complexe récit de l’auteur québécois par une succession de scènes brèves de deux ou trois pages, véritable découpage cinématographique tels que le montrent les séries américaines. Et cela fonctionne bien. 

    Drames, histoires d’amour brisées, manipulations, trahisons sont au cœur de cette histoire et remuent les eaux troubles du pouvoir.

     

     

     

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  • Commentaires

    1
    Mercredi 15 Janvier à 09:33
    Fanny

    Intéressant!Tant pour le propos que pour les dessins. Ce serait une découverte pour moi.

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