• La Daronne, Hannelore CAYREComment, lorsqu'on est une femme seule, travailleuse avec une vision morale de l'existence... qu'on a trimé toute sa vie pour garder la tête hors de l'eau tout en élevant ses enfants... qu'on a servi la justice sans faillir, traduisant des milliers d'heures d'écoutes téléphoniques avec un statut de travailleur au noir... on en arrive à franchir la ligne jaune ?
    Rien de plus simple, on détourne une montagne de cannabis d’un Go Fast et on le fait l’âme légère, en ne ressentant ni culpabilité ni effroi, mais plutôt... disons... un détachement joyeux. Et on devient la Daronne.

    Mon avis :

    Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle a du caractère, la Daronne. Après une enfance passée dans le luxe grâce à la contrebande de son mafieux de père dont elle a subi l’autorité, elle s’occupe de sa mère, absente pour elle tout au long de sa vie, mais qui se meurt lentement dans un home. Veuve très jeune, elle a élevé seule ses deux filles grâce à un travail de traductrice judiciaire. A 53 ans, désenchantée, elle trouve les gens inintéressants et n’a aucun ami. Elle a bien un compagnon, Philippe, un policier divorcé, gentil et prévenant. Mais elle ne s’y intéresse guère.

    Patience (c’est son prénom) diplômée en langue arabe, traduit à longueur de journée, des heures d’écoutes téléphoniques de dealers et de trafiquants en tous genres. Mais, payée au noir par le ministère de la Justice (cela ne s’invente pas), elle ne cotise aucunement pour sa retraite. Le hasard des écoutes et des rencontres lui donneront un jour l’opportunité de récupérer un quintal de cannabis. Elle y voit la possibilité de payer la maison de retraite de sa mère et de laisser à ses filles un toit au-dessus de leur tête.

    La Daronne est un personnage original dans l’univers du roman policier. Par son travail, elle connait les arcanes du système judiciaire de l’intérieur ainsi que le monde des dealers dont elle maitrise parfaitement les codes. Droite, humaine, n’aimant pas l’argent en lui-même mais ce qu’il procure, elle va, en quelque sorte, jouer les justiciers. Observatrice des travers humains et des faiblesses de chacun, elle a une idée précise de la valeur des gens et de leurs limites. Elle en usera à merveille dans son nouveau rôle.

    J’ai beaucoup aimé ce livre d’une auteure que je ne connaissais pas. Le franc-parler du personnage, l’humour de ce roman noir pourtant très sombre et les nombreuses réflexions qui le sous-tendent (Comment vivre dignement sans argent ? Comment prendre soin de ses parents âgés et de ses enfants à la fois ? La lutte contre le trafic de drogue est-elle vraiment efficace ?...) m’ont séduite.

    L’écriture précise de l’auteure et le ton des dialogues ciselés font mouche à chaque fois. Les anecdotes, les partis pris volontaires, les exagérations m’ont fait sourire. On sent qu’elle parle d’un monde qu’elle connait bien (Hannelore Cayre est avocate pénaliste) et n’hésite pas à en dénoncer les aberrations. Ce qu’elle nous conte est tragique, choquant mais elle parvient à le faire avec drôlerie.

    Conseillé par Michel Dufranne, ce livre vaut vraiment la peine d’être découvert. Il a d’ailleurs reçu le prix Le Point du Polar européen 2017.


    Hannelore Cayre sera au salon Boulevard du Polar des 17 et 18 juin prochain.

     

     

     

     

     

     

     

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  • La nuit du Renard, Mary HIGGINS CLARK"Si vous voulez retrouver votre fils et votre amie vivants, attendez les instructions. Ne prévenez pas la police."
    Le message est écrit à la craie, en lettres inégales, sur l'ardoise des commissions. Et il est signé : "Renard." Pour Steve Peterson, dont la première femme a été froidement assassinée, le cauchemar recommence. Steve prévient aussitôt le F.B.I. Pendant ce temps, un jeune homme s'apprête à mourir pour un meurtre qu'il n'a pas commis. Le compte à rebours est en marche.

    Mon avis :

    La nuit du Renard est un classique de la littérature policière et un des meilleurs Mary Higgins Clark selon moi. C’est avec plaisir que je m’y suis replongée pour l’aborder en classe.

    Steve Peterson a perdu sa jeune femme, étranglée par un inconnu dans leur maison du Connecticut. Tous les témoignages - notamment celui de Neil, leur petit garçon, qui était présent lors de l'assassinat de sa mère et qui en garde une vision épouvantée - accablent Ronald Thompson, lequel est finalement condamné à la chaise électrique mais ne cesse de clamer son innocence.

    A l’occasion du procès, Sharon, une jeune journaliste qui milite contre la peine de mort, a fait la connaissance de Steve qui a fondé une association en faveur de la peine de mort. Au fil du temps, tous deux sont tombés amoureux l'un de l'autre. On est à la veille de l'exécution. Et voilà que ce jour-là Sharon et le petit Neil sont kidnappés par un déséquilibré, qui signe Renard les messages qu'il lance par téléphone pour réclamer une rançon...

    Une fois entamé, il est difficile de lâcher ce roman. L’intrigue est habile et l’atmosphère lourde à souhait. Un contre la montre implacable débute dès l’enlèvement et on n’a de cesse de savoir si on pourra sauver à la fois la famille de Steve et le condamné à mort.

    L’auteur a choisi la narration externe à la 3e personne mais chaque chapitre apporte le point de vue d’un nouveau personnage qui raconte sa vision des faits. La structure non linéaire du récit est également intéressante puisque l’auteur a choisi de mêler un compte à rebours sur les faits avant l’exécution et le récit des journées de recherches.

    Tout comme à ma première lecture, à sa sortie, j’ai été happée par le récit. Avec l’expérience du genre, j’ai davantage remarqué les ficelles d’écriture mais cela ne m’a pas empêchée de passer un bon moment tant le rythme est soutenu.

    S’il fallait réécrire cette histoire aujourd’hui, quarante ans plus tard, sans doute serait-elle plus complexe : la technologie, les progrès de la police scientifique et les profileurs aidant. Mais il faut reconnaitre que, si les romans de Mary Higgins Clark se sont affadis au fil du temps, elle a créé un style dont les premiers ouvrages ont marqué durablement la littérature policière.

     

     

     

     

     

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  • De l'arsenic pour le goûter, Robin STEVENS« Je n’aimais pas du tout ce grossier Mr Curtis, et d’après les vibrations de colère que je percevais chez Daisy, j’ai compris qu’elle partageait mon opinion... »
    Nouvelle affaire pour les détectives privées Daisy et Hazel !
    Daisy fête son anniversaire avec la famille au grand complet dans sa maison de Fallingford. Mais l’ambiance est étrange : Mr Curtis, un invité surprise que tout le monde déteste, ne semble vraiment pas digne de confiance.
    Le thé est servi, Mr Curtis tombe gravement malade, empoisonné. Que s’est-il passé ?
    Difficile d’enquêter quand on imagine que tout le monde a une bonne raison d’être coupable...

     

    Mon avis :

    Deuxième tome des aventures de Daisy et Hazel, jeunes filles de bonne famille, pensionnaires de Deepdean et fondatrices de son club de détective.
    Pour ses quatorze ans, la famille de Daisy s’est réunie à Fallingford et ses amies Beanie, Kitty et son inséparable Hazel ont également été invitées. A la surprise de tous, arrive Mr Curtis, un antiquaire que Mrs Hastings a invité. Que vient faire cet inconnu à cette fête de famille ? Pourquoi Mrs Alston, la gouvernante de Daisy, est-elle si distante envers lui ? Pourquoi Mrs Hastings, au contraire, semble-t-elle si familière ?

    Ce récit nous plonge à nouveau dans l’Angleterre des années trente. On retrouve avec délices le style de Robin Stevens qui m’avait déjà séduite dans « Un coupable presque parfait ». En quelques traits précis, elle dépeint avec maitrise une belle demeure anglaise du 19e siècle que le temps et le manque d’argent ont quelque peu fanée. Avec sérieux et humour, elle nous fait revivre les us et coutumes de la noblesse anglaise de l’entre deux guerres, les traditions vestimentaires, alimentaires et éducatives. Ayant dévoré les romans d’Agatha Christie, j’ai pris un grand plaisir à me plonger dans ce tome qui, par de nombreux aspects, lui rend hommage.

    En effet, on y retrouve des caractéristiques chères à la reine du crime : meurtre en huis clos, empoisonnement, étude des caractères et de la psychologie des personnages, enquêtrices observatrices et futées, charme british désuet qui se dégage de l’ensemble.

    Cet ouvrage (deuxième tome de ce qui semble devenir une série) est idéal pour familiariser les plus jeunes au roman policier et leur donner le goût de la découverte des classiques Christie et Conan Doyle. Cependant, par la personnalité des enquêtrices et le point de vue narratif, il risque fort de tenter davantage les filles que les garçons qui pourront plus facilement s’identifier à ce duo féminin.

    L’intrigue, une fois encore linéaire, permet aux jeunes lecteurs de progresser dans leurs observations et déductions en même temps que les héroïnes et d’émettre des hypothèses sur le coupable. Mais ils risquent bien d’être surpris par le dénouement.
    En parallèle, l’auteure aborde des thèmes intemporels qui parleront aux jeunes : l’amitié, les rapports familiaux, la relation mère-fille et le désir d’indépendance propre à l’entrée dans l’adolescence.

    Avec humour et intelligence, Robin Stevens nous propose une enquête trépidante so british qui ravira petits et grands.

    Merci aux éditions Flammarion pour cet envoi.
     

     

     

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  • Votre commande a bien été expédiée, Nathalie PEYREBONNECommander une cocotte en fonte rouge sur Internet, l'attendre, adresser une réclamation au service clientèle en regardant d'un œil Senior Story, la nouvelle et déroutante émission de téléréalité, lire, s'inventer une existence, inviter Lucia au Pays basque pour fêter l'arrivée de la cocotte : ainsi va, paisiblement, la vie d'Eugène. Puis surviennent les premiers incidents. Et le monde entier semble pris de hoquet.

    Mon avis :

    Comptable au Pays basque, Eugène mène une vie solitaire que seuls animent la télévision et les réseaux sociaux qu’il lit mais sur lesquels il ne poste jamais rien. Et puis, un jour de janvier, il commande une cocotte en fonte, rouge, sur le site internet d’Irone. En avril, il n’a toujours aucune nouvelle de sa cocotte et adresse un mail au service clientèle. Une réponse préenregistrée lui est faite. Eugène sent monter la colère et réagit par retour du courrier avec une ironie caustique assez jubilatoire. Elise Dubois lui répond et se noue alors un échange entre ce célibataire endurci et cette maman divorcée habitant dans le Nord.

    Parallèlement, une nouvelle émission de téléréalité fait la une. Il s’agit d’enfermer douze séniors dans une belle demeure et de les regarder vivre, en en éliminant un par semaine. Mais très vite, l’émission échappe à la production : les papys se rebellent.

    Un vent de fraicheur souffle sur ce roman sympathique. J’ai été ravie de le recevoir en avant-première grâce à Babelio et Albin Michel car je ne suis pas sûre que sa couverture me l’ait fait acheter. Même si c’est une lecture facile et légère, j’ai trouvé l’histoire agréable. De courts chapitres rythment la lecture, l’écriture est poétique et drôle et la réflexion qui la sous-tend est intéressante. La touche de fantaisie finale m’a cependant prise au dépourvu et ne m’a pas entièrement convaincue.

    Ce conte de fées moderne nous renvoie cependant à notre mode de vie et pose des questions pertinentes : ce qui nous semble essentiel l’est-il vraiment ? Les choix que nous croyons poser sont-ils réellement les nôtres ? L’auteure aborde aussi divers thèmes comme la solitude, les médias, l’écologie.

    Cette lecture feel-good qui paraitra fin mai est à glisser dans vos bagages cet été pour quelques heures de lecture-détente, sans prise de tête.

     

     

     

     

     

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  • Boulevard du Polar, Festival International TransmédiaL’an dernier avait lieu dans le prestigieux bâtiment de la Bourse à Bruxelles, l’édition zéro du festival Boulevard du Polar. Ce festival se veut un rendez-vous de passionnés et de curieux, un peu dans l’esprit des Quais du Polar : un lieu à taille humaine, des auteurs disponibles et accessibles afin de favoriser de belles rencontres avec leurs lecteurs et un ensemble d’animations gravitant autour du polar et de ses différentes déclinaisons.

    Après quelques petits ajustements, la première édition du Boulevard du Polar aura lieu ces 16, 17 et 18 juin prochain à l’atelier Coppens, dans le quartier Dansaert, à deux pas de la Bourse. Le modiste Christophe Coppens avait installé son atelier place du Nouveau marché aux grains, il en a gardé le nom. De style Art Déco, le bâtiment dessiné en 1932 par l’architecte E. De Boelpaepe est un cadre exceptionnel pour un tel rendez-vous.

    Festival international transmédia, Boulevard du Polar se déroulera chaque année dans un endroit différent de Bruxelles afin de faire découvrir à tous, les petits coins cachés de la capitale. En plus des classiques séances de dédicaces, il proposera des rencontres et conférences, des tables-rondes, des concerts, des projections, une librairie éphémère, un lieu de restauration et des expositions, le tout dans le thème, bien sûr.

    Nadine Monfils et Patrick Raynal ont accepté, cette année encore, de parrainer cette édition où seront présents Barbara Abel, Sylvie Allouche, Franck Bouysse, Hannelore Cayre, Sire Cédric, Victor Del Arbol, Patrick Delperdange, Pascale Fonteneau, Karine Giebel, Marin Ledun, Marcus Malte, Bernard Minier, Jean-Bernard Pouy, Richard Sainte-Marie, Patrick Senécal, Mark Zellweger et bien d’autres.

    Dans un esprit de convivialité et de simplicité et avec le professionnalisme qu’on leur connait, Ana Garcia et Roberto Cassol vous accueilleront deux jours et deux soirs, pour rendre hommage à un genre qui fait battre les cœurs et agite les neurones.

    Amateurs de frissons, rendez-vous donc les 17 et 18 juin, de 10 à 19h, et le 16 en soirée, afin de passer un agréable moment au cœur d’une intrigue dont vous serez le héros.

     

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  •  Festival International du Film Policier de Liège

    Le Festival International du Film Policier de Liège vient de connaitre sa onzième édition. Pendant quatre jours, la ville a vibré au rythme des projections des courts métrages en compétition, des avant-premières, des documentaires, des films et d’un grand procès d’assises.

    Huit films étaient en compétition et c’est le film espagnol « May God save us » de Rodrigo Sorogoyen qui a reçu le prix du jury officiel, présidé par Jean-Pierre Mocky, mais aussi le prix du jury jeune, celui de la critique et le prix du meilleur acteur pour Roberto Alamo. « Kills on wheels » du Hongrois Attila Till a aussi été primé par le jury jeune Europe Direct et pour le meilleur scénario.
    Le prix du public est allé à « Strangled », autre film hongrois, du réalisateur Arpad Sopsits.

    Alain Delon, primé par le Festival pour l’ensemble de sa carrière, a annoncé lors de la remise de son prix, qu’il tournerait à l’automne sous la direction de Patrice Leconte, son tout dernier film. Il a ajouté que celui-ci, écrit spécialement pour lui, lui permettrait de donner la réplique à Juliette Binoche.

    Festival International du Film Policier de Liège


    Le FIFP s’intéresse aussi à la littérature policière. A côté du Cinéma, le festival tient à couronner les auteurs de polars en décernant la Plume de Cristal au meilleur roman noir édité durant l’année précédant la manifestation. Des auteurs de tous horizons y ont participé et plus d’une centaine de romans noirs, policiers et thrillers sont parvenus aux organisateurs du concours. Le jury littéraire a récompensé cette année « Prendre les loups pour des chiens » d’Hervé Le Corre, aux éditions Rivages.

     

     

    Festival International du Film Policier de Liège

    Dans le cadre du FIFP, et pour la 9e année, la reconstitution d’un grand procès a eu lieu ce week-end à la Cour d’Assises de Liège. Cette année, maître Franchimont a scénarisé et transposé à notre époque, le procès de Marguerite Japy, épouse Steinheil.
    Le 16 février 1899, Félix Faure, sixième président de la IIIe République, trouve la mort dans les bras de Marguerite Steinheil, fille de l’industriel Edouard Japy et femme du peintre Adolphe Steinheil, son aîné de vingt ans. Dix ans plus tard, en 1908, Marguerite Steinheil est à nouveau impliquée dans deux décès très médiatisés : sa mère et son mari sont retrouvés morts à son domicile, impasse Ronsin. Accusée de ce double meurtre, « la connaissance du Président » sera jugée aux assises de la Seine et acquittée en novembre 1909, sous les applaudissements d’une foule subjuguée par sa beauté.

    Festival International du Film Policier de LiègeDurant 3h, le jury populaire s’est employé à comprendre les circonstances de ce drame et à débroussailler les déclarations de l’accusée qui donna pas moins de huit versions différentes des faits. Selon elle, la confusion due au choc subi lors de l’agression puis les interrogatoires musclés dont elle fut victime, l’ont passablement perturbée, lui faisant dire tout et son contraire.

    Comme en 1909, et vu le manque d’élément probant, le jury de Liège en 2017 a déclaré l’accusée non coupable des charges qui pesaient contre elle. Elle a été acquittée et remise en liberté.

    Une fois encore, cette reconstitution fut un excellent moment. Les magistrats jouant soit leur propre rôle, soit celui de témoins étonnent chaque fois par leur naturel et leur crédibilité. Glissant ça et là des allusions à l’actualité ou se permettant quelques bons mots, ils apportent humour et bonhomie dans une situation où des faits graves et sordides sont jugés.

     

    Festival International du Film Policier de Liège

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  • Richard Sainte-Marie, un auteur québécois visite notre club de lecture.Lors de la FLB, j’ai eu l’occasion de discuter longuement avec Louise Alain, la directrice des éditions ALIRE. Connaissant mon amour de la littérature québécoise et ma passion des polars, elle m’a fait une proposition que je ne pouvais refuser. Entre le Salon du livre de Genève et son retour au Québec, Richard Sainte-Marie était de passage en Belgique. Etais-je intéressée par l’organisation d’une rencontre entre l’auteur et les membres de mon club de lecture ?

    Quel plaisir qu’elle ait pensé à me le proposer ! Je n’aurais jamais eu l’audace de le faire mais j’en rêvais. C’est toujours avec bonheur que je partage mes lectures québécoises au club et avec mes amis. Pouvoir les inviter à rencontrer un auteur québécois et à dialoguer avec lui était une opportunité incroyable. D’autant que Richard est d’une grande générosité et d’une sincère gentillesse. On ne pouvait rêver mieux.

    Rendez-vous fut pris et c’est donc cet après-midi qu’il nous a rejoints dans notre repère, la brasserie Le Bouquin, pour nous parler de ses romans, de son travail d’écrivain et de ce qui l’inspire. Deux heures se sont écoulées sans qu’on ne s’en rende compte. Nous étions suspendus à ses lèvres.

    Richard Sainte-Marie, un auteur québécois visite notre club de lecture.Richard Sainte-Marie est non seulement un conteur de talent mais aussi une personnalité rare, à la vie bien remplie. Joueur de saxophone dès l’adolescence, il devint musicien de jazz dans les rues puis dans la Fanfafonie, une des troupes fondatrices du Cirque du Soleil en 1984. Parallèlement, il connut une carrière de trente ans à l’école des arts visuels de l’Université Laval. Il prit sa retraite de l’enseignement en 2000. Ses œuvres ont été exposées dans plus de 70 expositions personnelles et collectives au Canada et à l’étranger. Il a parcouru la Belgique avec sa troupe durant un an, jouant une quarantaine de fois chez nous.
    De 2002 à 2010, il a aussi été animateur radio à CKRL où il a interviewé plus de six cents créateurs.

    Il a puisé dans ses rencontres et ses nombreuses expériences artistiques de quoi tisser la toile de fond de ses romans Repentir(s) et Le blues des sacrifiés. Cette véracité des faits et la cohérence du cadre de ses histoires sont ce qui a le plus plu à ses nouveaux lecteurs. Il a su les charmer et ils continueront sans aucun doute leur découverte de l’auteur et de son œuvre littéraire.

    Richard Sainte-Marie, un auteur québécois visite notre club de lecture.Richard Sainte-Marie, un auteur québécois visite notre club de lecture.

    Un plaisir n’arrivant jamais seul et la convivialité liégeoise n’étant pas un vain mot, notre petit groupe a également accueilli la présence d’Ana Garcia et de Roberto Cassol, initiateurs du rendez-vous Boulevard du Polar, qui aura lieu les 16, 17 et 18 juin prochain aux ateliers Coppens à Bruxelles. L’occasion pour eux était trop belle de rencontrer Richard Sainte-Marie qui sera un de leurs invités lors de ce festival international transmédia. (J’en reparlerai)
     

    Richard Sainte-Marie, un auteur québécois visite notre club de lecture.Richard Sainte-Marie, un auteur québécois visite notre club de lecture.

    Enfin, comme il se doit, la journée s’est terminée dans la bonne humeur, autour d’un repas typiquement liégeois. 

    Merci à Louise et Richard qui ont permis cette rencontre exceptionnelle et merci à chacun de ceux qui ont participé à la réussite de ce moment.

     

     

     

     

     

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