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    La Foire du Livre de Bruxelles

    Impossible en cette année 2014, année du centenaire du début de la Première Guerre mondiale, de ne pas mettre ce conflit et ses évocations à l’honneur. La Foire du Livre n’y déroge pas. Choisissant une citation de George Perec comme thème : « L’Histoire avec sa grande hache », elle inscrit cependant ce conflit dans une thématique plus vaste. L’occasion de présenter et de mettre en évidence non seulement des ouvrages sur la Grande guerre, mais également ceux qui peu ou prou s’intéressent à l’Histoire ou en font le décor de leurs récits.

    Plusieurs rencontres seront organisées autour de sujets choisis par les organisateurs et mettant en présence, historiens et écrivains, comme « Le témoignage, principale source de la guerre 14-18 », « La Grande Guerre dans le polar historique », « Les traces de la Grande Guerre »

    La Foire du Livre de BruxellesLes « histoires individuelles » seront aussi au cœur de cette Foire 2014 car comme le disent les organisateurs « tous les récits, des romans aux essais, des polars aux thrillers ou à la poésie, ne racontent-ils pas d’une manière ou d’une autre, comment l’intime s’insère dans l’Histoire et inversement ? »

    Pas de possibilité pour moi de m’y rendre trois jours cette fois-ci, mais j’ai repéré de quoi bien remplir le week-end. Notamment avec les rencontres de Barbara Abel, Pierre Assouline, Anthony Beevor, Alain Berenboom, Odile Bouhier, Valérie Cohen, Frédéric Ernotte, Xavier Hanotte ou encore Anne Fine. Je me suis juré de ne pas exploser le budget, de rester raisonnable, mais les bonnes résolutions ne sont-elles pas faites pour être transgressées ? Je ne vous cacherai rien, c’est promis !

     

     

     

     

     

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  • Liliom, Ferenc MOLNAR

    Tout part d’une histoire d’amour née d’un tripotage sur un manège, dans les quartiers populaires de Budapest. La petite bonne Julie s’éprend de Liliom, le bonimenteur de foire, un voyou infantile, séducteur de ces dames. Le jeune couple s’installe rapidement ensemble, mais, désormais au chômage, les fins de mois sont de plus en plus rudes. Désemparé er impuissant, Liliom devient violent envers celle qu’il aime. Lorsque Julie lui annonce qu’elle est enceinte, il songe à la vie qu’il pourrait donner à son enfant. Il se laisse entrainer dans un braquage qui tourne mal et, préférant mourir que d’être arrêté, se suicide, laissant Julie enceinte.
    L’histoire se poursuit dans l’au-delà. Deux « détectives de Dieu » emmènent Liliom dans un tribunal céleste où il est jugé pour avoir battu sa femme. Seize ans plus tard, il peut quitter le purgatoire et retourner un seul jour sur terre, afin de voir sa fille, Louise, et de lui offrir quelque chose de beau.  Le prenant pour un vagabond, elle refuse son cadeau. Désemparé, il la frappe…

    Mon avis :

    Cette pièce de Ferenc Molnàr (1878-1952), écrivain hongrois, n’est pas très connue du grand public. Ce fut un échec à sa sortie en Hongrie or, sa mise en scène à Broadway en 1921 connut un grand succès, de même que sa reprise à Londres en 1926 avec Charles Laughton dans le rôle principal. Orson Welles la joua à la radio en 1939 avec Helen Hayes comme partenaire. Elle fut ensuite reprise en 1940 à New-York, avec les prestigieux Burgesse Meredith, Ingrid Bergman et Elia Kazan. Molnàr devint ainsi l’écrivain hongrois le plus joué du début du 20e siècle.

    Liliom Zadowski est un fainéant à la dérive, un dragueur qui possède un grand succès auprès des femmes. Il travaille sur un manège, à la périphérie de la ville, dans un monde forain paupérisé où la misère est autant économique, sociale qu’affective. Les personnages sont des brutes, des rustres économes de mots et de sentiments.
    Un tournant semble s’amorcer lorsque l’amour nait entre Liliom et Julie mais très vite la réalité rattrape le couple et la relation devient violente. Alors qu’on espère enfin un happy end avec l’annonce de la grossesse de Julie, la joie de Liliom et son envie maladroite d’être un bon père, la pièce bascule à nouveau.

    D’une incroyable modernité, l’histoire nous conte la vie des banlieues, des prolétaires, la misère… Elle est tragique, bouleversante, mettant en évidence le choix de chacun. Pour Julie ce sera une vie misérable par amour, pour Marie, son amie, une existence confortable après un mariage sans passion. Le monde forain qui sert de toile de fond met en exergue le besoin de ces pauvres gens de trouver un peu de rêve et de réconfort éphémères pour quelques sous. 

    Christophe Grégoire, dans le rôle de Liliom et la Québécoise Marie-Eve Perron, dans celui de Julie, jouent juste et sont particulièrement crédibles. J’ai aussi beaucoup aimé Anna Cervinka, Marie, dont la fraîcheur et la candeur font sourire plus d’une fois.
    Par contre, je n’ai pas franchement adhéré à la mise en scène de Galin Stoev, Bulgare résident à Bruxelles et Paris, et au choix du décor unique, sans variation, que l’on soit à la foire, dans l’intimité du couple ou au paradis. Et quelque chose m’a échappé, je le reconnais humblement, dans ces personnages croquignolesques qui vont et viennent sous des masques animaliers et des tenues loufoques. Liliom, Ferenc MOLNAR


    Mais au final, cette pièce émouvante dont la première avait lieu ce dimanche devant une salle du Théâtre de Liège presque comble, vaut la peine d’être découverte. Si elle vous tente, on la trouve chez Actes Sud.

     

     

    Liliom, Ferenc MOLNAR

     

     

     

     

     

     

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  • Le Théâtre de Liège

    En 1779, le Prince-Evêque François Charles de Velbruck fonde la Société d’Emulation, académie qui a pour objectifs de cultiver et d’encourager les Arts, les Lettres et les Sciences. Elle s’installe dans un bel édifice de pierre « La Redoute » situé en face de l’université. L’incendie de l’immeuble en 1914, par fait de guerre, compromet son avenir. Ce n’est qu’en 1930 qu’elle inaugure un nouveau bâtiment reconstruit à l’emplacement de l’ancien. Elle connait dès 1946, une activité culturelle florissante, que ce soit en musique, théâtre, danse ou projections cinématographiques. Cela durera jusque dans les années 80.
    De 1985 à 2004, les étudiants du Conservatoire royal de Liège s’installeront dans le bâtiment. En 2005, il sera cédé à la ville qui, après de longues années de tergiversations, finit par y entreprendre des travaux colossaux, terminés en 2013.

     Le Théâtre de Liège

    Depuis le 3 octobre, le « Théâtre de la Place » y a pris ses quartiers pour devenir désormais le « Théâtre de Liège ». La première saison est riche de 36 spectacles dont quatre premières belges et huit créations.

    Le Théâtre de LiègeLe Théâtre de LiègeLe Théâtre de LiègeLe Théâtre de Liège

     

     

     

     

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  • La Grande-Duchesse de Gérolstein, Jacques OFFENBACH Opérette en 3 actes d’Offenbach, de 1867, « La Grande-Duchesse de Gérolstein » a été crée par la cantatrice Hortense Schneider pour l’Exposition Universelle.
    Fritz, un jeune et beau soldat peu enclin à partir se battre car il est amoureux, est remarqué par la Grande-Duchesse qui « aime les militaires ». Charmée, elle le nomme capitaine provoquant du même coup la jalousie de ses supérieurs et celle du prince Paul, héritier d’un pays voisin. Ce dernier est la risée de tous car son mariage avec la Grande-Duchesse est sans cesse reporté par celle-ci. Ils vont donc mettre au point une vengeance.

     

    Mon avis :

    Première œuvre théâtrale que je chronique dans le cadre du challenge d'Eimelle, elle s'inscrit aussi dans celui d'Anne, des notes et des mots.

    Stefano Mazzonis di Pralafera a été engagé pour mettre en scène cette opérette, spectacle des fêtes en cette fin d’année. Mais comment faire rire de la guerre aujourd’hui de la même façon dont on s’en moquait alors ? A la fin du Second Empire, c’était normal de se moquer de la guerre et des grands de l’époque. Le pastiche était alors prisé de tous. 

    Sur la suggestion de Maria Delogu, musicologue, il transpose l’histoire dans une émission de téléréalité de type « Master Chef ». Et la terminologie de la guerre est ainsi adaptée à celle d’un grand restaurant. Les combats deviennent des compétitions entre cuisiniers et l’armée une brigade de cuisine. Le champ de bataille, quant à lui, est devenu : « La Guerre des chefs ».
    Dans cette version moderne, seul le contexte est modifié. Le reste de l’histoire reste conforme à celle d’Offenbach, que j’avais déjà vue il y a une vingtaine d’années. La Grande-Duchesse est toujours aussi insupportable, frivole et autoritaire, pleine de contradictions. Fritz est un jeune naïf qui ne comprend rien à ce qui lui arrive. Le chef Boum est la caricature des grands chefs…
    L’esprit de fête, l’amusement sont également maintenus, notamment grâce aux ballets de l’ORW et les changements à vue des décors.

    Pourtant, je n'ai pas été séduite par cette originalité. Certains chants ont été modifiés pour coller au sujet, d'autres, comme l'air principal "J'aime les militaires" ont été gardés et perdent alors toute pertinence. Offenbach en soi est déjà gai, virevoltant, énergique, parfois même trop, inutile d'en ajouter encore. Vraiment, je ne comprends pas ce besoin de moderniser à tout prix des œuvres du XIXe que le public apprécie telles quelles. J'avais déjà regretté il y a une dizaine d'années que l'on transpose "La vie parisienne" dans les années 60, lors du salon de Paris. Cela rend-il une œuvre plus attrayante, plus compréhensible de la moderniser ? Je trouve plutôt que ça la dénature.
    Heureusement, les artistes ont des voix magnifiques à l’instar de Patricia Fernandez (la Grande-Duchesse), Sophie Junker (Wanda, la fiancée de Fritz) ou Lionel Lhote (Boum). Ils m'ont permis de passer un bon moment.


     La Grande-Duchesse de Gérolstein, Jacques OFFENBACH La Grande-Duchesse de Gérolstein, Jacques OFFENBACH

     

     

     

     




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    Opéra royal de Wallonie

    Le Théâtre royal de Liège, inauguré le 4 novembre 1820, se dresse, majestueux, sur la place de l’Opéra. C’est le plus ancien théâtre de la ville. Devant le bâtiment, la statue représente le compositeur André Modeste Grétry. Le musicien est enterré au cimetière du Père Lachaise mais son cœur fut placé dans une urne et inséré dans le socle de la statue, rappelant l’attachement de Grétry à sa ville natale.

     Opéra royal de WallonieOpéra royal de Wallonie

    La Première Guerre mondiale verra le théâtre réquisitionné par l‘armée allemande pour servir d’écurie. 

    En 1930, à l’occasion de l’Exposition internationale de Liège, on installe sur la façade un fronton du sculpteur Oscar Berchmans représentant des figures allégoriques. 

    Epargné par la Seconde Guerre mondiale, le bâtiment sera classé en 1999 et rénové de mars 2009 à septembre 2012 afin, notamment, de moderniser toute l’infrastructure scénographique (machinerie, lumière, acoustique…). Ajout d'un ascenseur et d'un étage (dissimulé sous une palissade en bois) comprenant une salle de répétition et les moteurs de la machinerie. L’intérieur a également été nettoyé, repeint et restauré.

     Opéra royal de WallonieOpéra royal de Wallonie

    L’Opéra royal de Wallonie est l’une des trois grandes maisons d’opéra en Belgique. Les œuvres du XIXe siècle (Verdi, Massenet, Puccini, Offenbach…) occupent une grande place dans la programmation mais l’ORW propose volontiers des auteurs moins connus du XVIIIe comme Grétry, Gluck, Cherubini…
    De grands artistes de la scène internationale s’y sont produits : Ruggero Raimondi, José Van Dam, Patricia Fernandez, Déborah Voigt…
     
    J'y allais enfant avec ma grand-mère (Les cloches de Corneville, La mélodie du bonheur...), adolescente avec ma maman (abonnées pendant trois saisons) et maintenant, j'y emmène mon fils. Nous essayons de voir un ou deux spectacles par an.

     

     Opéra royal de Wallonie

    Le foyer

    Page d'Eimelle

     

     

     

     








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  • Swap Nouve-An de Hérisson

    Cette fois encore, le swap organisé par Hérisson a tenu toutes ses promesses. En binôme avec Angeselphie, que je connais virtuellement depuis plusieurs années, j’ai reçu pour Noël un magnifique colis. Je l’en remercie d’autant plus qu’entre le début de la confection de mon colis et son expédition, elle a mis au monde une superbe petite Lilou. Elle avait bien autre chose en tête qu’un swap et pourtant, son colis était superbement réalisé. Jugez plutôt.

    Swap Nouve-An de Hérisson

    Emballés dans un beau papier vert, ma couleur préférée, j’ai découvert pas moins de quatre livres ! Un roman sur le temps « Esprit d’hiver » de Laura Kasischke, un roman pour me faire plaisir « Sang dessus dessous » de Claude Izner, deux coups de cœur qu’elle voulait me faire connaître « Biographie d’une courgette » de Gilles Paris et « Un hiver avec Baudelaire » d’Harold Cobert. Romans que je me suis empressée de mettre sur le dessus de ma PAL.

     Swap Nouve-An de HérissonSwap Nouve-An de Hérisson

    Quatre beaux marque-page accompagnaient ces livres ainsi qu’un stylo plume, orné de cupcakes, pour rédiger mes bonnes résolutions. Sophie a dû se dire que j’étais gourmande (elle a raison !). Et pour compléter par des douceurs, elle m’a offert de délicieux chocolats en forme de pianos et de figurines diverses. Je les ai dévorés aux petits déjeuners accompagnés d’une bonne tasse de thé nommé « Premiers flocons » : framboise, cacao et cannelle. A essayer au plus vite, je vous le recommande !!

    Enfin, j’ai reçu un calendrier du Chat, qui viendra décorer ma classe à la rentrée. Elle a même pensé à mon fils lui offrant « J’ai 14 ans et je suis détestable » de Gudule. Même s’il n’est pas du tout d’accord avec le titre, il a adoré recevoir ce livre d’une auteure qu’il apprécie beaucoup.

    Nous avons beaucoup échangé de messages pendant les préparatifs. Je la sentais fébrile, inquiète de bien choisir, de nous faire plaisir… je peux la/vous rassurer : tout était parfait ! Un énorme merci pour ce colis rempli d’amitié !

    Et merci à Hérisson pour l'organisation de ce swap !!

    Article d'Angeselphie

     

     

     

     

     




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  • Tag du blogueur convivial

    Sur une idée de MO’, Nahe m’a tagguée comme étant une des dix personnes les plus conviviales de son blog. C’est-à-dire, une des plus bavarde.
    Je me retrouve bien dans ce tag, car petite déjà, j’étais intarissable - ce qui m’a souvent joué des tours à l’école par la suite.

    Je lis beaucoup de blogs (trop me dit zhom) et je laisse le plus souvent possible des commentaires. J’apprécie les échanges, la convivialité, parfois même la complicité qui se nouent au fil du temps. Je ne m’attendais pas à ce que bloguer (je ne sais jamais comment écrire ce mot) soit si chaleureux. Ni à ce que les blogueurs soient, dans leur grande majorité, si sympathiques et enthousiastes.

    Je poursuis donc avec plaisir cette désignation de tags parmi les commentateurs les plus prolixes de mon blog. Mais je tiens à préciser que, premièrement, beaucoup n’ont pas de blog et ne pourront donc pas participer et deuxièmement, je n’aime pas imposer quoi que ce soit aux autres. Je proposerai donc sans imposer, libre à chacun de participer. Enfin, si certains ne sont pas cités c’est qu’ils ont déjà été taggués par d’autres, comme Enna, Manu…

    Je décerne donc ce tag de la convivialité à :

    Annedesmotsetdes notes – Asphodèle – Alex – Elia – Emmamonde - Jacqueline – Jessy James – Misstrip – Phildes- Philisine Cave

     

    Voici les règles auxquelles tu devras te plier :

    1. Lorsque tu apprendras que tu as été désigné, te réjouir tu devras. Danser la gigue et arborer le logo de ce tag sur ton blog tu feras.

    2. Pour remercier celui qui t’a désigné, un petit texte tu rédigeras.

    3. Puis, les 10 internautes les plus bavards sur ton blog tu nommeras.

    4. Les prévenir (sur leur blog) de ton méfait tu devras.

    5. Faire ce tag UNE SEULE FOIS tu pourras.

     

     

     

     

     

     

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