• TULITU au coeur de BruxellesTULITU au coeur de BruxellesTULITU au coeur de BruxellesTULITU au coeur de Bruxelles

    Le quartier Ste Catherine, dominé par la place et l’église du même nom, est devenu l’un des quartiers les plus vivants de la capitale.  

    Son église au mélange des styles gothique, roman et renaissance date de 1854 et domine la place qui rappelle l’ancien port de Bruxelles (dont les quais furent comblés pour en construire un nouveau). De célèbres restaurants de poissons et fruits de mer témoignent de ce passé maritime. 

    De cette place, part la rue de Flandre, tronçon d’une ancienne route commerciale traversant Bruxelles d’est en ouest dès le XIe siècle et l’une des toutes premières voies bruxelloises à être pavées. De beaux immeubles des XVIIe et XVIIIe siècle y ont été classés.

     

     

    TULITU au coeur de BruxellesTULITU au coeur de BruxellesTULITU au coeur de Bruxelles

    C’est donc dans cette artère dynamique que s’est installée la librairie TULITU, spécialisée en littérature québécoise. Aux commandes, Ariane la Belge et Dominique la Québécoise, deux passionnées de littérature et de Québec qui se sont rencontrées sur le stand de Québec Editions à la Foire du Livre de Bruxelles. Il y a de cela six ans. Une amitié est née puis un projet un peu fou et enfin sa concrétisation.
    Dès la porte franchie, nous entrons dans la forêt boréale et découvrons ses trésors : littérature québécoise, canadienne, russe, espagnole, italienne, belge... en romans, essais, BD, beaux livres... pour petits et grands.

    TULITU au coeur de Bruxelles TULITU au coeur de BruxellesTULITU au coeur de Bruxelles

    Un grand sourire aux lèvres, Ariane m’a accueillie, présenté la librairie, sa genèse, son but avant de me parler littérature. Elle décrit, explique, conseille, propose avec tant de simplicité et d’enthousiasme que l’on ne peut que se laisser tenter. Attentive, elle détermine avec précision ce qui pourrait plaire à ses lecteurs ou titiller leur curiosité. J’ai donc craqué pour trois ouvrages, deux romans et un recueil de nouvelles dont je vous parlerai prochainement.
    En ce premier mois d’ouverture, de nombreuses rencontres et manifestations ont déjà eu lieu et cela ne fait que commencer. Une librairie dynamique donc, que vous ne pourrez qu’aimer et que je vous conseille vivement de découvrir si vous passez par Bruxelles.

     

    TULITU au coeur de Bruxelles

     

     

     

     

    Yahoo! Blogmarks

    6 commentaires
  • Il y a 100 ans, la Grande Guerre submergeait la Belgique. Ce conflit que l’on croyait bref et joyeux semblait vouloir s’installer pour durer.

    En Belgique, de la mer du Nord à la Lys, le front avait été activement bombardé en novembre, notamment à Nieuport et à l'est et au sud d'Ypres. La concentration de troupes allemandes fraîches avait lieu dans les Flandres. De grandes quantités de matériel devant servir à permettre la traversée des rivières et des marécages étaient expédiées sur le front. Cela laissait penser que l'effort allemand serait dirigé essentiellement contre la région de l'Yser, où furent provoquées les inondations. Sur tout l'ensemble du front en Flandre, l'ennemi faisait preuve d'une grande activité.

    Quand histoire et littérature s'invitent en classe...C’est cette plaine d’Ypres que Xavier Hanotte a choisie comme cadre de son roman « Les lieux communs ».

    Mai 1915, la bataille fait rage à Ypres ; la IVe armée allemande s'oppose aux troupes alliées britanniques, belges et françaises. Après l’échec de l’automne 1914, les Allemands tentent pour la deuxième fois de prendre le contrôle de la ville. Pierre Lambert, Belge émigré au Canada, revient se battre sur la terre de ses ancêtres. De nos jours, le champ de bataille est devenu un parc d’attractions où le jeune Serge se rend en excursion avec sa tante. D’un chapitre à l’autre, les deux histoires se mêlent et se croisent, faisant résonner aujourd’hui les faits d’armes et les souffrances d’hier.


    Avant de faire lire ce roman à mes élèves, nous avons étudié la Grande Guerre à travers l’art et la littérature. Lettres de poilus, extraits de Barbusse, Dorgelès, Dugain, Bienne, Sollogub... ont parsemé la séquence, entrecoupée de caricatures d’époque, de vignettes de BD signées Tardi ou encore de tableaux d’Otto Dix. De la mobilisation à la victoire, en passant par la propagande mensongère, la vie dans les tranchées, les combats, les blessés, les progrès de la chirurgie... nous avons balayé ces quatre ans d’enfer et tenté de les comprendre. Partant des témoignages de Barbusse et Dorgelès, les élèves se sont mis dans la peau d’un soldat qui envoie à sa famille des nouvelles du front. Ils ont comparé des extraits du roman « La chambre des officiers » et des extraits du film et analysé des tableaux d’Otto Dix mettant en scène des gueules cassées.

    Quand histoire et littérature s'invitent en classe...Quand histoire et littérature s'invitent en classe...Quand histoire et littérature s'invitent en classe...Quand histoire et littérature s'invitent en classe...

    Le récit de Xavier Hanotte, basé sur des faits historiques, a fait l’ultime lien entre hier et aujourd’hui. Mais le point d’orgue fut incontestablement la venue en classe de l’écrivain. Durant deux heures, il a aimablement répondu aux questions des jeunes sur le roman mais aussi sur la Première Guerre mondiale et sa vision des événements. Un dialogue vif et rythmé s’est installé entre les élèves et Xavier Hanotte, donnant lieu à des échanges intéressants et denses, allant jusqu’à parler de son travail d’écrivain et de ses projets.
    Une belle expérience que je réitérerai sûrement.

    Quand histoire et littérature s'invitent en classe...Quand histoire et littérature s'invitent en classe...Quand histoire et littérature s'invitent en classe...Quand histoire et littérature s'invitent en classe...


     

     

     

     

     

    Yahoo! Blogmarks

    8 commentaires
  •  L’oiseau de Maurice Carême



    « Quand il eut pris l’oiseau,

    Il lui coupa les ailes.
    L’oiseau vola encore plus haut.


    Quand il reprit l’oiseau,

    Il lui coupa les pattes.
    L’oiseau glissa telle une barque.


    Rageur, il lui coupa le bec.

    L’oiseau chanta avec
    Son cœur comme chante une harpe.


    Alors, il lui coupa le cou.

    Et de chaque goutte de sang
    Sortit un oiseau plus brillant. »


     


     

     

    Yahoo! Blogmarks

    5 commentaires
  •  

    Parce qu’il est des douleurs qui ne pleurent qu’à l’intérieur…

    Je suis Charlie 07.01.2015

    Yahoo! Blogmarks

    2 commentaires
  • Bonne et heureuse année à tous !

     

     

    Que 2015 
     

    vous apporte l’abondance
     

    en joies partagées, en amitiés sincères, 
     

    en petits bonheurs quotidiens, en lectures coups de cœur...
     

    Qu’elle vous trouve et vous garde en forme,
     

    la tête pleine de projets et
     

    de rêves.

     

    Yahoo! Blogmarks

    15 commentaires
  •  

    Voici venu le temps des bilans.

    En 2014, j’aurais donc lu 136 ouvrages. Beaucoup de belles choses, quelques déceptions également. Un peu moins de coups de cœur aussi, sans doute suis-je de plus en plus difficile. J

    La rentrée littéraire m’a peu enthousiasmée et ce mois de décembre fut bien maigre, notamment en raison des obligations professionnelles de cette période.

     

    Ce n’est pas pour autant que 2014 ne m’a offert aucun coup de cœur. Ils sont moins nombreux mais la qualité est bien là et c’est finalement ce qui compte le plus, non ?


    Mes lectures :

    Sigmaringen, Pierre Assouline

    Le géranium de Monsieur Jean, Michel Torrekens
     

    A Hambourg, peut-être, Denis Labayle 
     

    Mille soleils splendides, Khaled Hosseini
     

    Le mur mitoyen de Catherine Leroux
     

    Le dernier gardien d’Ellis Island de Gaëlle Josse

      

    Romans jeunesse
     

    Sur la route de Blue Earth, Roger Monninger
     

    Nummer de Frédéric Staniland

     

    Romans policiers 

     

    Brouillard d’automne Lionel Noël
     

    Travail Soigné, Pierre Lemaitre
     

    La nuit in extremis, Odile Bouhier 

     

    Pour la deuxième fois, Denis Labayle a les honneurs de mon palmarès. Après « Noirs en blanc » de 2012, il a su me séduire une seconde fois avec ce récit présentant deux hommes ordinaires face à des circonstances extraordinaires lors de la Seconde Guerre mondiale. Un auteur méconnu, peu médiatisé et qui mériterait de sortir de l’ombre tant ses histoires sont originales et ses réflexions pertinentes.
    Un premier roman a aussi réussi à me toucher cette année "Le géranium de Monsieur Jean" du belge Michel Torrekens. J'espère qu'il en appellera d'autres. 
    Mais LE coup de cœur 2014, si je ne devais en garder qu’un ce serait « Mille soleils splendides ». Une nouvelle fois, Khaled Hosseini nous emporte dans un pays en guerre parmi des personnages en souffrance et pourtant ce qu’on retient c’est l’espoir, la détermination, la force de son héroïne. Un auteur à découvrir absolument.

    Et vous ? Quels sont vos coups de cœur ?

     

    Yahoo! Blogmarks

    15 commentaires
  • Cabaret, Joe MASTEROFF, John KANDER, Fred EBBBerlin, les années 30. Fraîchement débarqué, le jeune Américain Cliff Bradshaw découvre le Kit Kat Club, une sulfureuse boite de nuit où se produit la sensuelle Sally Bawles. Autour d’elle, l’extravagant maître de cérémonie Emcee et sa bande de boys and girls singent et parodient le beau monde : ils sont les rois du show, du divertissement et de la provocation. Au Kit Kat Club, tout est permis pour profiter des folles nuits berlinoises des années 30 ! Mais même à l’abri dans cette enclave de liberté, les murmures du monde extérieur leur parviennent...

     

    Qui ne connait ce grand classique du Music Hall créé en 1966 ? Si ce n’est l’histoire au moins les chansons ? Elles ont quasiment bercé mon enfance car, avec West Side Story, c’était la comédie musicale préférée de ma maman. J’ai vu le film à la télévision mais n’avait jamais eu l’occasion de voir ce spectacle sur scène. Le moins qu’on puisse dire c’est que la troupe de ce Cabaret bruxellois mise en scène par Michel Kacenelenbogen ne fait pas piètre figure à côté de l’original. Les quinze jeunes, mais déjà brillants, comédiens passent du chant au jeu avec une parfaite aisance. Et l’orchestre qui joue en live sur scène est époustouflant.
    Le metteur en scène signe ici un spectacle audacieux qui en jette et vaut vraiment le détour. Burlesque, décadent, juste, émouvant... le ton varie selon les tableaux pour le plus grand plaisir des spectateurs. Aucun temps mort. Que ce soit la musique, les chorégraphies, la mise en scène originale et percutante, tout est minutieusement millimétré.
    Au-delà du divertissement, cette comédie musicale démontre comment dans les moments où la liberté d’expression est muselée, la scène reste le dernier lieu où pouvoir remettre en cause et dénoncer la société.
     

    Un excellent spectacle, sexy et fort, dont je retiendrai, en autres, l’image de fin, très forte.
     

    Une création et coproduction du Théâtre Le Public, du Théâtre National, du Théâtre de Liège et du Théâtre de l’Eveil. Avec notamment, Taïla Onraedt, Steve Beirnaert et Baptiste Blampain dans les rôles principaux.


    Cabaret, Joe MASTEROFF, John KANDER, Fred EBBCabaret, Joe MASTEROFF, John KANDER, Fred EBB




    Cabaret, Joe MASTEROFF, John KANDER, Fred EBBCabaret, Joe MASTEROFF, John KANDER, Fred EBB

     

    Yahoo! Blogmarks

    5 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique