• Mes lecturesBruxelles est une ville en plastique, comme le reste de la planète : on y voit courir des petits bonshommes dérisoires, emportés dans le courant de leur vie comme des bouteilles vides à la surface du canal. On rit, on se bat, on se débat, puis on se laisse aller et on se retrouve noyé dans la vase, sans avoir rien remarqué. A moins qu'un soubresaut ne change le cours des choses...

    Ce n'est pas moi qui le dit, mais la 4e de couverture de ce recueil de nouvelles.

    Mon avis :

    Dix nouvelles. Dix tranches de vie. C'est moi, toi, vous, cela peut être n'importe qui. Amusantes, déroutantes, scabreuses, surprenantes, ces nouvelles ne laisseront pas indifférent. On aime ou on déteste, on y voit du talent ou au contraire on pense que Nicolas Ancion brade le sien ici. La nouvelle est un genre difficile et je pense que Nicolas Ancion y excelle. Mention spéciale pour Moi je dis qu'il y a une justice et Haute pression, mes préférées.

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  • Mes lectures Dans la Barcelone de l'après-guerre civile, "ville des prodiges" marquée par la défaite, la vie est difficile, les haines rôdent toujours. Par un matin brumeux de 1945, un homme emmène son petit garçon, Daniel Sempere, le narrateur, dans un lieu mystérieux du quartier gothique : le Cimetière des Livres Oubliés. L'enfant, qui rêve toujours de sa mère morte, est ainsi convié par son père, modeste boutiquier de livres d'occasion, à un étrange rituel qui se transmet de génération en génération : il doit y "adopter" un volume parmi des centaines de milliers. Là, il rencontre le livre qui va changer le cours de sa vie, le marquer à jamais et l'entraîner dans un labyrinthe d'aventures et de secrets "enterrés dans l'âme de la ville" : L'Ombre du Vent.

     

    Mon avis :

    Une époustouflante histoire d’amour, de haine et de rêves. C'est à la fois et tour à tour un tableau historique, un récit fantastique, une énigme policière où les mystères s'emboîtent comme des poupées russes. Cela commence dans le monde des libraires de l'immédiate après guerre à Barcelone. Cela parle de passage de savoir, de livres mystérieux, d'amour adolescente... et l'intrigue commence à s'épaissir.
    Tout est fait pour nous maintenir en haleine et ça marche.  

    Surréaliste et nostalgique, plein de poésie et de violence ce roman est un petit bijou. Barcelone y est omniprésente, vivante et hantée de fantômes. Elle respire, soupire, palpite et vibre.  

    J'ai d'autant plus apprécié que je l'ai lu en grande partie à Barcelone !

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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  • Mes lecturesQue doit-on dire ? Roman polyphonique ? Roman chorale ?
    5 voix se mèlent pour nous livrer leur vécu, leur douleur, leur espoir, le jour où l'ouragan Katrina a déferlé sur la Louisiane.
    5 voix : celle d'une vieille négresse, Joséphine Linc. Steelson, celle d'un évadé de prison, celle d'un prêtre dont la raison s'égare, celle d'un homme qui veut retrouver la femme aimée complétée par celle de cette femme.
    Ces voix vont s'enchaîner, se heurter, se téléscoper pendant 48h environ. 5 destins nous sont ici présentés.

    J'ai aimé le style différent, vif. Un style auquel il faut être attentif pour ne pas s'y perdre car les personnages se succèdent à allure irrégulière.

    Un très bon livre, une histoire (des histoires) cruelle, sans pitié, sans happy end. Sans doute comme le fut l'histoire des habitants de la Louisiane en 2005.

     

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  • Mes lecturesSur les conseils d'une amie, j'ai acheté ce livre. Je ne le regrette vraiment pas. J'ai adoré.

    L'histoire est sombre et assez pessimiste mais elle est sensible et bien racontée et le style est subtile. Les personnages sans fard, présentés avec leurs forces et leurs faiblesses, sont attachants. L'auteur nous dépeint dans ce roman, une facette de l'Amérique et de la façon dont sont traitées les minorités.

    L'histoire en quelques mots :

    James Hunt est un cowboy Noir qui a perdu sa femme dans un accident de cheval. Il vit seul avec son oncle dans un pays où il restera toujours le « cowboy noir ». Même pour ses amis blancs.
    Sa vie se déroule paisiblement malgré tout, entourée par les chevaux, jusqu’au terrible meurtre d’un homosexuel. S'enchaînent alors des incidents mineurs mais interpellants qui ne font pourtant bouger personne ou presque dans cet état sauvage du Wyoming.
    Quasiment seul, il luttera à sa façon contre l'injustice et l'intolérance.

     

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  • J'ai dévoré son dernier roman. 

    Je ne suis pas vraiment objective car je suis fan. J'aime son œuvre même si tous ses romans ne me parlent pas de la même manière et parfois même me déplaisent.

    Ici, j'ai vraiment aimé le style, la phraséologie, le vocabulaire hors du commun (comme toujours) et précis. J'ai trouvé le sujet original ainsi que son traitement. C'est un tout bon Nothomb où l'écrivain ne s'est peut-être jamais tant livrée.

     

    Cela fait réfléchir sur notre propre manière d'aborder les autres et leurs différences, cela nous renvoie à nos images de la guerre, des soldats, de la correspondance, de la solitude, de l'obésité et d'autres sujets encore. 

    Mais Amélie Nothomb nous invite surtout à entrer dans son quotidien d'écrivain boulimique, à toucher cette forme de vie qu'est l'écriture. C'est un roman à tiroirs assez inattendu où lecteur et auteur croisent leur plume jusqu'à en inverser les rôles. Mapple est le lecteur idéal d'Amélie, le lecteur de sa vie. Celui dont chaque écrivain doit sans doute rêver. Et à travers son histoire, c'est un peu à tous ses lecteurs qu'elle rend hommage.

    On y trouve aussi une réflexion intéressante sur le besoin de protéger un territoire personnel, de se créer un no man's land. Non pour s'isoler mais pour se protéger de l'envahissement permanent. (Qui ne connait pas ça à un moment ou un autre ?) L'obésité de Melvin n'y concourt-elle pas ?

    Vraiment, je pense qu'il faut aller au-delà du 1er degré agaçant pour découvrir une réflexion de qualité.

     

      

    L’histoire en deux mots :

     

    Le roman commence ainsi : « Ce matin-là, je reçus une lettre d’un genre nouveau. » Un soldat américain en Irak, Melvin Mapple, lui écrit. « Je vous écris parce que je souffre comme un chien. J’ai besoin d’un peu de compréhension et vous, vous me comprendrez, je sais. » 

     D’abord, Amélie Nothomb croit que ce soldat de base n’a pas lu ses livres… Elle lui en envoie, en pensant contribuer à sa culture… et découvre, par ses lettres, qu’il a tout lu d’elle. « Je suis vraiment touchée que vous ayez lu tous mes livres. » Melvin Mapple lui écrit alors son histoire. 

     

     

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  • C’est presque un rituel de septembre. A chaque rentrée, je lis le dernier Nothomb.
    Voyage d’hiver  de l'an dernierm’a laissé sur ma faim.  J’ai eu l'impression de lire une bonne nouvelle, pas un roman.
    C’est méchamment drôle, ironique, sarcastique et surréaliste… comme l’auteur. C’est innovant, inattendu, emballant et décevant tout à la fois. Décevant car on s'attend à plus : plus de suspens, plus de rebondissements, plus de pages aussi.

    Se basant sur l'une de ses expériences vécues à Paris alors qu'elle avait pour colocataire une femme à l'apparence normale, un agent EDF en visite, n'avait pas voulu croire que des deux femmes, Amélie Nothomb puisse être l'écrivain. De cette anecdote revisitée, elle en a imaginé son roman.

    L'histoire en deux mots :

    Un employé d'EDF tombe amoureux d'une femme très belle qui ne l'aime pas. Cette femme partage sa vie avec une auteure géniale mais autiste. Il va chercher à entre dans ce duo improbable pour mieux séduire la belle. Comment mieux lui prouver son amour qu'en réalisant pour elle un attentat ?

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